Le 3 juillet, la Région Occitanie a voté une nouvelle enveloppe de 2,7 millions d’euros pour 148 projets ariégeois. Carole Delga, présidente de la Région, a réuni la Commission permanente à Toulouse et Montpellier pour valider ces aides qui touchent tout : le logement, le patrimoine, l’économie, l’environnement, les infrastructures et le sport. Autrement dit, le quotidien des habitants, la vie locale, ce qui reste ou ce qui disparaît dans les communes.
Les montants varient du tout au tout. À Saint-Paul-de-Jarrat, 50 000 euros pour des logements seniors en bois local. À Saint-Girons, 45 000 euros pour restaurer la façade du château des Vicomtes du Couserans. À Lescure, 29 000 euros pour convertir l’ancienne discothèque communale en ressourcerie dédiée à l’économie circulaire. À Mazères, 61 500 euros pour moderniser le musée Ardouin, avec un nouveau parcours consacré aux Comtes de Foix : réouverture prévue en 2028.
Mais le gros morceau de cette enveloppe, c’est ailleurs : 1 million d’euros pour sécuriser l’alimentation en eau du barrage de Montbel. Un projet porté par le Conseil départemental, qui consiste à relier le Touyre au lac de Montbel. L’enjeu : garantir le remplissage de cette retenue stratégique pour l’irrigation agricole, maintenir les débits des cours d’eau, et préparer le territoire aux épisodes de sécheresse qui ne sont plus des accidents, mais la norme.
Ornolac-Ussat-les-Bains : 180 000 euros de plus pour la déviation de la RN20
La Région ajoute 180 000 euros pour poursuivre les travaux de la déviation de la RN20 à Ornolac-Ussat-les-Bains[1]. Les coûts des matériaux ont flambé, les chantiers ont pris du retard, et les communes ne peuvent pas tout absorber seules. Ce complément de financement doit permettre de tenir le calendrier.
Laroque-d’Olmes : 250 000 euros pour l’usine Geotex, laine et chanvre locaux
À Laroque-d’Olmes, la reconversion de l’ancienne friche industrielle des usines SAB et SOTAP franchit une nouvelle étape avec 250 000 euros. Ce site accueillera l’usine Geotex, spécialisée dans la fabrication de matériaux biosourcés à base de laine et de chanvre locaux. Une technologie innovante qui assemble les fibres par jets d’eau sous pression, pour produire des géotextiles décarbonés destinés au BTP, au génie civil et à l’agriculture : une alternative 100 % biosourcée et biodégradable aux matériaux synthétiques importés.
Le projet a déjà reçu plus de 9 millions d’euros d’investissements régionaux au total. L’unité combinera eau recyclée et autoproduction électrique pour limiter son empreinte. Elle devrait créer une quarantaine d’emplois directs, 180 indirects, et s’appuyer sur 400 à 500 partenaires agricoles et industriels en circuit court. Objectif : 10 millions de m² fournis par an, soit 7 % du marché français, pour un chiffre d’affaires attendu de 37 millions d’euros en 2030.
Sports pour tous 2026 : 13 600 euros pour les clubs ariégeois
La Région poursuit son soutien au tissu associatif sportif à travers son programme « Sports pour tous 2026 ». Plus de 13 600 euros ont été attribués à plusieurs clubs ariégeois pour l’acquisition de nouveaux équipements. Parmi les bénéficiaires : le club de ski d’Ax-les-Thermes pour l’achat de fauteuils handiski, le club de handi-tennis de Mercus-Garrabet, plusieurs clubs de football à Lavelanet et La Tour-du-Crieu, l’US Tarascon XV, le club Ariège Pyrénées Pelote Basque de Saint-Jean-du-Falga, ou encore Passion Plongée Couserans à Saint-Girons.
Ce n’est pas de la générosité : c’est la reconnaissance que le sport associatif tient debout le lien social dans les communes, là où il n’y a plus de café, plus de commerce, parfois plus de mairie ouverte tous les jours. Les équipements, c’est le quotidien des bénévoles, des gamins qui viennent s’entraîner, des familles qui restent.
À travers cette nouvelle enveloppe de 2,7 millions d’euros, la Région confirme sa volonté d’accompagner les collectivités, les associations et les acteurs économiques ariégeois dans des projets qui concilient développement local, transition écologique, attractivité des territoires et maintien des services de proximité. Autrement dit : faire en sorte que l’Ariège reste habitée, vivante, et capable de produire.
Sources
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