Depuis samedi 15 août, un homme de 78 ans a disparu dans le massif des Aravis, en Haute-Savoie. Parti randonner seul, sans téléphone, il visait la pointe de Merdassier. Sa femme, ne le voyant pas revenir, a alerté le peloton de gendarmerie de haute montagne d’Annecy en début de soirée. Ce lundi 18 août, il n’a toujours pas été retrouvé.
Le PGHM a déployé des moyens importants dès samedi soir : équipes à pied, hélicoptère de la sécurité civile. Les recherches se sont poursuivies jusqu’à minuit. Dimanche, reprises dès 8h30, elles ont mobilisé un drone de la gendarmerie pour quadriller les pentes jusqu’à 17 heures. Sans résultat.
Le randonneur était vêtu d’une chemise et d’un short clair. Il avait quitté le col de Merdassier vers 10 heures samedi matin, selon le témoignage de son épouse. Parti sans moyen de paiement et sans téléphone, il n’a laissé aucune trace exploitable depuis.
Analyse d’images webcam en cours
Ce lundi, les gendarmes examinent les enregistrements des webcams installées dans le secteur. Des témoins présents sur zone ont confirmé avoir aperçu un randonneur correspondant à sa description aux deux tiers de l’ascension[5]. Les images capturées par drone sont également soumises à un logiciel d’intelligence artificielle capable de détecter des formes humaines.
Dimanche après-midi, les recherches ont dû être interrompues à 16h30 en raison de la menace orageuse. Aucune nouvelle opération sur le terrain n’est prévue pour l’instant : les équipes concentrent leurs efforts sur l’analyse des données collectées.
Appel du PGHM
Le peloton de gendarmerie de haute montagne d’Annecy a lancé un appel à témoins sur les réseaux sociaux. Toute personne ayant circulé dans le massif des Aravis samedi ou dimanche, et susceptible de détenir des informations, est invitée à contacter le PGHM au 04 38 80 02 36.
La pointe de Merdassier, objectif du randonneur disparu, représente un kilomètre vertical de dénivelé depuis le col. Le massif, prisé des marcheurs locaux, présente des pentes raides où la moindre chute peut avoir des conséquences graves. À 78 ans, partir seul sans téléphone dans ce relief reste un pari risqué, même pour un habitué.
Sources
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