Mercredi 19 août, dix personnes ont été tuées dans des frappes israéliennes à Gaza, dont une adolescente de 13 ans, selon les autorités sanitaires du territoire.
Neuf victimes ont péri dans la frappe qui a visé un commissariat de police au cÅ“ur de la ville de Gaza. Une dixième personne a été tuée lors d’une frappe distincte à Nuseirat, au centre de l’enclave. L’armée israélienne justifie l’opération sur le commissariat par un « rassemblement de terroristes » et affirme avoir éliminé à Nuseirat un commandant de la branche armée du Hamas.
Hazem Qassem, porte-parole du Hamas, a condamné une « escalade dangereuse » et un « mépris total pour tous les appels à un cessez-le-feu ». Il a accusé le « Conseil de Paix » de Gaza, mis en place par Donald Trump, d’être incapable d’obliger Israël « à respecter les accords conclus ».
Mardi, six nouvelles victimes dans la ville de Gaza
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La veille, mardi 18 août, six personnes avaient déjà été tuées par une frappe aérienne israélienne dans la ville de Gaza, selon les mêmes autorités sanitaires. Parmi les victimes figurait un enfant. L’armée israélienne a indiqué avoir mené une « frappe aérienne précise » contre « plusieurs commandants du Hamas ».
Ces opérations s’inscrivent dans un climat de violations répétées du cessez-le-feu conclu en octobre 2025. Depuis, Israël et le Hamas s’accusent mutuellement de ne pas respecter la trêve. Le Hamas affirme multiplier les tirs de roquettes en réponse aux frappes israéliennes, tandis que Tsahal justifie ses interventions par la nécessité de neutraliser des menaces.
Une feuille de route rejetée par Israël
En juillet, le « Conseil de Paix » avait fait approuver par le Hamas une feuille de route prévoyant son désarmement progressif et le retrait des forces israéliennes de plus de 60 % du territoire de Gaza qu’elles occupent. Mais Israël a rejeté ce texte, exigeant un « désarmement véritable » du mouvement islamiste, sans préciser les modalités.
Depuis octobre 2025, la trêve n’a jamais été totalement respectée. Les autorités sanitaires gazaouies, placées sous l’autorité du Hamas, ont dénombré plusieurs centaines de victimes palestiniennes depuis le début du cessez-le-feu. De son côté, l’armée israélienne a recensé cinq soldats tués dans ses rangs sur la même période.
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Pourquoi le cessez-le-feu vacille
Un territoire encore ravagé
La bande de Gaza demeure profondément marquée par deux années de guerre entre Israël et le Hamas. Les infrastructures civiles, dont de nombreux commissariats de police, ont été endommagées ou détruites. La population palestinienne, en grande partie déplacée, vit dans des conditions précaires.
Les frappes sur des bâtiments officiels, comme les commissariats, soulèvent régulièrement des questions sur le respect du droit international humanitaire. Israël affirme systématiquement viser des combattants ou des installations militaires du Hamas, tandis que les autorités gazaouies dénoncent des attaques aveugles contre des civils.
Le « Conseil de Paix » sous pression

Le mécanisme de médiation mis en place par Donald Trump, baptisé « Conseil de Paix », peine à imposer un véritable apaisement. Si le Hamas a accepté en juillet une feuille de route négociée, le refus israélien de la valider a gelé toute avancée. Le « Conseil » n’a jusqu’à présent publié aucune réaction officielle aux événements de cette semaine.
Les observateurs internationaux craignent une reprise durable des hostilités. L’ONU a rappelé à plusieurs reprises que les deux parties doivent respecter leurs engagements. Aucune nouvelle session de négociation n’a été annoncée à ce stade.
Des bilans qui s’alourdissent
Les frappes répétées dans la bande de Gaza, malgré la trêve, témoignent de la fragilité de l’accord d’octobre 2025. Chaque nouvelle opération israélienne suscite des condamnations du Hamas et des appels à la retenue de la communauté internationale. Mais aucun mécanisme de contrôle efficace n’a été mis en place pour sanctionner les violations.
L’enclave palestinienne reste isolée, avec des difficultés d’accès pour l’aide humanitaire et les observateurs extérieurs. Les organisations de défense des droits de l’homme soulignent que la situation sur le terrain demeure explosive, et que la moindre étincelle peut relancer un cycle de violences meurtrières.
Frappes à Gaza : les faits du 19 août
- Dix Palestiniens tués le 19 août dans des frappes israéliennes à Gaza, dont une adolescente de 13 ans
- Neuf victimes dans un commissariat de police, une dixième à Nuseirat
- Le Hamas dénonce une « escalade dangereuse » et accuse le « Conseil de Paix » de Trump d'impuissance
- Six personnes, dont un enfant, avaient été tuées la veille dans une autre frappe
- Israël a rejeté en juillet une feuille de route prévoyant le désarmement du Hamas et son retrait de 60 % de Gaza
- Cinq soldats israéliens ont été tués depuis le cessez-le-feu d'octobre 2025

