Les automobilistes subissent une nouvelle hausse brutale à la pompe. Selon les dernières données officielles, au 4 septembre 2026, le gazole atteint 2,2571 € le litre en moyenne et le SP95-E10 2,0869 € en France métropolitaine hors Corse.
La hausse des carburants se poursuit à un rythme soutenu en ce début septembre. Les chiffres publiés par le ministère chargé de l’Énergie confirment que le mouvement concerne aussi bien le diesel que les principales essences, avec des écarts importants selon les stations.
Gazole, SP95-E10, SP98 : les prix moyens au 4 septembre 2026
La Direction
générale de l’énergie et du climat publie chaque semaine les prix moyens nationaux relevés le vendredi en France métropolitaine hors Corse. Au 4 septembre 2026, les prix toutes taxes comprises atteignent :
- 2,2571 €/l pour le gazole ;
- 2,0869 €/l pour le SP95-E10 ;
- 2,1449 €/l pour le SP95-E5 ;
- 2,1456 €/l pour le SP98 ;
- 1,0154 €/l pour le GPL carburant.
Ces moyennes officielles permettent de mesurer l’ampleur de la hausse en une semaine. Le 28 août, le gazole était encore à 2,2085 €/l et le SP95-E10 à 2,0254 €/l. Cela représente respectivement une progression d’environ 4,9 centimes et 6,2 centimes par litre en sept jours.
Le gazole affiche la hausse la plus spectaculaire sur un an
Le contraste avec l’été 2025 est encore plus marqué. D’après le tableau hebdomadaire de la DGEC, le gazole coûtait 1,5796 €/l le 29 août 2025, contre 2,2571 €/l au 4 septembre 2026. Le SP95-E10 est passé, sur une période comparable, de 1,6659 €/l à 2,0869 €/l.
Pour un plein de 50 litres, un gazole à 2,2571 €/l représente désormais environ 112,86 €, sur la base du prix moyen national. Un plein équivalent de SP95-E10 revient à environ 104,35 €. Il s’agit de calculs indicatifs : le montant réellement payé dépend du tarif pratiqué par chaque station.
Pourquoi les carburants augmentent-ils autant ?
La hausse intervient dans un contexte de forte progression des marchés pétroliers. Dans son relevé du 4 septembre, la DGEC indique un Brent daté à 93,12 dollars le baril en moyenne hebdomadaire, contre 88,34 dollars une semaine auparavant. Le ministère rappelle que les prix à la pompe dépendent du cours du brut, mais aussi des cotations des produits raffinés, des coûts de transport et de distribution et de la fiscalité.
Les données officielles montrent également une forte augmentation des cotations internationales des produits raffinés. Ce mécanisme explique pourquoi l’évolution du prix payé par l’automobiliste ne suit pas uniquement celle du baril de pétrole.
Comparer les stations peut faire une différence importante
Un prix moyen national ne signifie pas que tous les automobilistes paient le même tarif. Les écarts entre stations restent significatifs, notamment entre les stations d’autoroute et certains points de vente de la grande distribution.
Le moyen le plus fiable pour connaître les tarifs réellement pratiqués reste le comparateur
officiel des prix des carburants. Les exploitants des points de vente dépassant le seuil réglementaire de distribution doivent déclarer leurs changements de prix, ce qui permet de consulter les tarifs station par station.
Avec un gazole désormais au-dessus de 2,25 €/l en moyenne et le SP95-E10 au-dessus de 2,08 €/l, comparer les stations avant de faire le plein peut donc représenter plusieurs euros d’écart. Les prochaines données hebdomadaires de la DGEC permettront de déterminer si cette hausse se poursuit ou commence à se stabiliser.

