Le coût du gaz ne dépend pas uniquement des volumes consommés par le foyer. Il comprend également l’abonnement, l’acheminement et les prélèvements obligatoires. En octobre 2026, le prix repère publié par la Commission de régulation de l’énergie augmente de 6,3 % toutes taxes comprises.
Le prix repère atteindra 182,88 euros par mégawattheure
À partir du 1er octobre 2026, le prix repère moyen de vente du gaz s’établira à 182,88 euros TTC par mégawattheure. Cette valeur ne constitue pas un tarif imposé aux fournisseurs : elle donne aux particuliers un point de comparaison pour examiner les offres disponibles.
Les tarifs réglementés de vente du gaz ont pris fin le 30 juin 2023. Depuis, les ménages souscrivent une offre de marché dont les conditions et le prix sont déterminés par le fournisseur.
Pourquoi les tarifs peuvent varier d’un contrat à l’autre
Le prix proposé au consommateur dépend d’abord du coût auquel le fournisseur achète le gaz. Celui-ci évolue sur les marchés de gros en fonction de l’offre, de la demande et du contexte international. Les conditions d’approvisionnement européennes et la disponibilité du gaz naturel liquéfié peuvent donc avoir des répercussions sur les contrats.
Chaque fournisseur ajoute ensuite ses propres coûts commerciaux et sa marge. Deux offres destinées au même logement peuvent ainsi afficher des abonnements et des prix du kilowattheure différents.
Ce que vous payez réellement sur votre facture
La facture ne correspond pas au seul achat de l’énergie. Elle réunit plusieurs éléments :
- une part fixe, facturée sous la forme d’un abonnement ;
- une part variable, calculée à partir de la consommation ;
- les coûts d’acheminement sur les réseaux ;
- les taxes et contributions applicables au gaz.
Une baisse du gaz sur les marchés de gros ne se traduit donc pas nécessairement par une diminution équivalente de la facture finale. Les autres composantes peuvent évoluer séparément.
Prix fixe ou indexé : le point à contrôler avant de changer
Une offre à prix fixe protège le prix prévu au contrat pendant une durée déterminée, mais les taxes et certains coûts réglementés peuvent encore évoluer. Avec une offre indexée, le tarif suit l’indice défini dans les conditions contractuelles, qui peut notamment être lié au prix repère.
Il faut comparer le coût annuel estimé plutôt que le seul prix du kilowattheure. L’abonnement, le mode de révision du tarif, la durée d’un éventuel prix fixe et les conditions de résiliation doivent aussi être examinés. Le consommateur peut changer gratuitement de fournisseur, sans intervention sur son compteur ni interruption de l’alimentation.
À retenir avant l’hiver
La hausse d’octobre peut alourdir la dépense des foyers dont l’offre suit rapidement le prix repère. Vérifiez dès maintenant le prix du kilowattheure, le montant de l’abonnement et la formule d’évolution indiqués dans votre contrat. Comparez ensuite le coût annuel de plusieurs offres à consommation identique avant de décider de rester ou de changer de fournisseur.

