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Arrêt maladie : l’indemnité journalière maximale passe à 42,97 € brut, les règles applicables en 2026

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Depuis le 1er juillet 2026, le plafond des indemnités journalières versées lors d’un arrêt maladie atteint 42,97 € brut par jour. Ce maximum ne signifie pas que tous les salariés perçoivent cette somme : l’indemnité dépend des salaires précédant l’arrêt.

Service-Public.fr a actualisé le 1er octobre 2026 les montants applicables. La hausse du plafond maladie résulte de la revalorisation du Smic intervenue en cours d’année. Pour un salarié, l’Assurance Maladie calcule l’indemnité journalière à partir de la rémunération brute antérieure, sous réserve de remplir les conditions d’ouverture des droits.

En 30 secondes
  • L'indemnité journalière maladie atteint 42,97 € brut par jour maximum depuis juillet 2026.
  • Les trois premiers jours d'arrêt ne sont pas indemnisés ; les IJ commencent au 4e jour.
  • Le montant réel dépend du salaire antérieur, plafonné à 1,4 fois le Smic mensuel.

42,97 € brut par jour au maximum depuis juillet 2026

L’indemnité journalière maladie correspond à 50 % du salaire journalier de base. Pour un salarié mensualisé, ce salaire journalier est obtenu en additionnant les trois derniers salaires bruts précédant l’arrêt, puis en divisant le total par 91,25.

Le salaire retenu pour ce calcul est lui-même plafonné à 1,4 fois le Smic mensuel applicable. Pour les arrêts concernés par le niveau en vigueur depuis juillet 2026, le plafond de rémunération pris en compte est de 2 613,82 € brut par mois. L’indemnité ne peut donc pas dépasser 42,97 € brut par jour, comme le confirme la page de l’Assurance Maladie consacrée aux arrêts maladie.

Un salarié gagnant moins que le plafond ne reçoit pas automatiquement 42,97 €. Par exemple, Service-Public indique qu’avec trois salaires mensuels bruts de 2 000 €, le salaire journalier de base est de 65,75 €, ce qui donne une indemnité de 32,87 € brut par jour.

L'indemnité journalière maladie correspond à 50 % du salaire journalier de base.

Trois jours de carence avant le premier jour indemnisé

Lettres en bois formant le message « Absent du bureau » sur grille
Les trois premiers jours d'absence ne sont pas rémunérés : c'est le délai de carence applicable avant le versement des indemnités. — Photo : Ann H / Pexels

En règle générale, les indemnités journalières maladie sont dues à compter du 4e jour d’arrêt. Les trois premiers jours constituent le délai de carence. Les IJ sont ensuite dues pour chaque jour calendaire d’interruption de travail, y compris les samedis et dimanches.

Des exceptions existent notamment en cas de prolongation avec une reprise d’activité ne dépassant pas 48 heures ou, sous certaines conditions, pour des arrêts successifs liés à une affection de longue durée. Une convention collective ou un accord d’entreprise peut également prévoir des dispositions plus favorables, notamment un maintien de salaire pendant la carence. Les règles détaillées sont accessibles dans la fiche officielle sur les indemnités journalières d’arrêt maladie.

Quelles conditions faut-il remplir pour recevoir les indemnités ?

Pour un arrêt allant jusqu’à six mois, le salarié doit notamment remplir l’une des conditions d’activité ou de cotisation prévues par l’Assurance Maladie. Il peut, par exemple, justifier d’au moins 150 heures de travail au cours des trois mois civils ou des 90 jours précédant l’arrêt. D’autres règles s’appliquent lorsque l’arrêt dépasse six mois ou lorsque l’activité est saisonnière ou discontinue.

Si l’arrêt est établi sur papier, un point mérite aussi une vigilance particulière : seul le formulaire Cerfa sécurisé comportant les dispositifs d’authentification requis est accepté. Les anciens formulaires papier, photocopies et scans peuvent être rejetés.

Les autres plafonds d’indemnités journalières en 2026

Le plafond de 42,97 € concerne l’indemnité journalière maladie du régime général. Il ne doit pas être confondu avec les plafonds applicables à d’autres situations. L’Assurance Maladie publie notamment les montants maximaux suivants pour 2026 :

    • 104,02 € par jour pour les indemnités de maternité, paternité et accueil de l’enfant ;
    • 240,49 € par jour au maximum pendant les 28 premiers jours d’un arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle, l’indemnité correspondant alors à 60 % du salaire journalier de base ;
    • 320,66 € par jour au maximum à compter du 29e jour, lorsque l’indemnité atteint 80 % du salaire journalier de base.

Ces montants répondent à des modes de calcul différents et ne sont donc pas directement comparables. Le tableau officiel des montants maximaux de l’Assurance Maladie permet de vérifier le plafond correspondant à chaque situation.

Pour un arrêt maladie ordinaire débutant depuis juillet 2026, le chiffre à retenir est donc 42,97 € brut par jour au maximum, après trois jours de carence dans le cas général. Le montant réellement versé dépend toutefois du salaire antérieur et de la situation de l’assuré ; une convention collective ou un accord d’entreprise peut compléter cette indemnisation.

Questions fréquentes

Comment calcule-t-on le salaire journalier de base pour un salarié mensualisé ?

On additionne les trois derniers salaires bruts précédant l’arrêt, puis on divise le total par 91,25. Ce salaire est ensuite plafonné à 1,4 fois le Smic mensuel applicable (2 613,82 € brut en juillet 2026).

Quelles conditions minimales faut-il remplir pour percevoir les indemnités journalières ?

Pour un arrêt allant jusqu’à six mois, le salarié doit justifier d’au moins 150 heures de travail au cours des trois mois civils ou des 90 jours précédant l’arrêt, selon les conditions d’activité ou de cotisation prévues par l’Assurance Maladie.

Pourquoi un salarié gagnant 2 000 € par mois ne reçoit pas 42,97 € par jour ?

L’indemnité correspond à 50 % du salaire journalier de base. Avec trois salaires de 2 000 € bruts, le salaire journalier est de 65,75 €, ce qui donne une indemnité de 32,87 € seulement, inférieure au plafond.

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Thomas Vidal
Thomas Vidalhttps://www.lavoixdefrance.fr/
Thomas Vidal est le journaliste « ce qui change » de La Voix de France. Nouvelles lois, montants revalorisés, dates clés, obligations, changements de règles au 1er du mois ou de l'année : il récapitule clairement ce qui entre en vigueur, pour qui et à partir de quand, avec l'impact concret sur le quotidien et le budget. Synthétique et orienté service, il vérifie ses sources et s'appuie sur les références officielles françaises.