Une photo publiée le 5 octobre 2026 montre un F-35C américain portant trois silhouettes de sous-marins parmi ses marquages de mission. Mais ces symboles ne suffisent pas à établir que cet appareil a lui-même détruit trois bâtiments iraniens : les documents officiels américains consultés confirment des frappes contre des sous-marins, sans attribuer ces trois destructions au chasseur.
L’image concerne un F-35C du Marine Fighter Attack Squadron 314 (VMFA-314), unité de l’US Marine Corps embarquée sur l’USS Abraham Lincoln. Les marquages visibles représentent également plusieurs armes et différentes catégories de cibles. Leur interprétation doit toutefois rester prudente : un symbole peint sur un avion n’est pas, à lui seul, un compte rendu opérationnel permettant d’identifier une cible, une arme et l’appareil responsable de sa destruction.
- Un F-35C porte trois silhouettes de sous-marins, mais cela ne prouve pas que cet avion a détruit trois bâtiments iraniens.
- Les États-Unis ont officiellement confirmé des frappes contre des sous-marins iraniens lors de l'opération Epic Fury.
- Sans compte rendu officiel reliant chaque symbole à une cible, les marquages ne peuvent pas être présentés comme des victoires confirmées.
Ce que les États-Unis confirment officiellement
L’opération américaine Epic Fury a commencé le 28 février 2026 contre l’Iran. Dans son bilan officiel des sept premiers jours, l’US Central Command (CENTCOM) indiquait avoir frappé plus de 3 000 cibles et endommagé ou détruit 43 navires iraniens. Le document mentionnait explicitement les navires et les sous-marins de la marine iranienne parmi les catégories de cibles.
Un bilan du 23 mars 2026 portait ensuite à plus de 9 000 le nombre de cibles frappées et à plus de 140 celui des bâtiments iraniens endommagés ou détruits. Il confirmait également l’emploi de chasseurs F-35 et les frappes contre des sous-marins. Ces données proviennent des autorités militaires américaines et constituent donc le bilan revendiqué par les États-Unis, pas une évaluation indépendante.
Le dossier officiel du CENTCOM consacré à l’opération Epic Fury rassemble les communiqués, images et bilans publiés par le commandement américain.
Un symbole peint sur un avion n'est pas, à lui seul, un compte rendu opérationnel permettant d'identifier une cible, une arme et l'appareil responsable de sa destruction.
Ce qui reste non confirmé sur le F-35C
Les trois silhouettes visibles sur le F-35C suggèrent un lien avec des opérations contre des sous-marins. En revanche, les sources officielles consultées ne permettent pas d’affirmer que ce F-35C précis a détruit trois sous-marins, ni d’identifier avec certitude les bâtiments concernés ou les munitions employées.
Cette distinction est importante : les marquages de mission peuvent documenter l’activité opérationnelle d’un appareil ou d’une unité, mais leur signification exacte dépend des conventions retenues par l’escadron. En l’absence d’un compte rendu officiel reliant chaque symbole à une cible déterminée, présenter les trois silhouettes comme trois « victoires » confirmées du F-35C irait au-delà des informations disponibles.
Le CENTCOM a par ailleurs continué à viser les capacités navales iraniennes après les premières semaines de l’opération. Le 12 juillet 2026, il a notamment annoncé une frappe contre une installation de maintenance de navires et de sous-marins à Bandar Abbas à l’aide de drones de surface. Cela montre également qu’une attaque contre une infrastructure liée aux sous-marins ne signifie pas nécessairement la destruction d’un bâtiment par un avion.
La France n’a pas participé aux frappes américaines en Iran
Pour le public français, un autre point peut être vérifié officiellement. Le ministère des Armées a publié une mise au point face aux rumeurs apparues depuis le déclenchement d’Epic Fury. Il dément notamment que les forces françaises aient mené des frappes en Iran ou que la France ait autorisé des avions américains à utiliser ses bases au Moyen-Orient pour frapper le territoire iranien.
Le ministère des Armées détaille les fausses informations concernant l’engagement français. Une analyse publiée par le Centre d’études stratégiques aérospatiales rappelle également que l’opération américaine a débuté le 28 février 2026 et examine ses conséquences stratégiques.
À retenir : les frappes américaines contre des sous-marins iraniens sont bien documentées officiellement, tout comme l’emploi de F-35 pendant Epic Fury. En revanche, l’attribution de trois destructions de sous-marins au F-35C photographié n’est pas confirmée par les sources officielles consultées. Les trois silhouettes doivent donc être présentées comme des marquages observés sur l’appareil, et non comme trois victoires individuellement établies.
Questions fréquentes
Pourquoi les trois silhouettes de sous-marins sur le F-35C ne suffisent-elles pas à confirmer trois destructions ?
Parce que la signification exacte des marquages de mission dépend des conventions retenues par l’escadron. En l’absence d’un compte rendu officiel reliant chaque symbole à une cible déterminée, on ne peut pas affirmer que ce F-35C précis a détruit trois sous-marins ou identifier avec certitude les bâtiments concernés.
Qu'a officiellement confirmé le CENTCOM concernant les opérations contre les sous-marins iraniens ?
Le CENTCOM a confirmé dans ses bilans officiels que des sous-marins iraniens figuraient parmi les catégories de cibles frappées lors de l’opération Epic Fury, et que des chasseurs F-35 ont été employés. Cependant, il n’a pas attribué ces trois destructions au F-35C photographié.
Quel autre type de frappe contre les capacités sous-marines iraniennes a été documenté après les premières semaines ?
Le 12 juillet 2026, le CENTCOM a annoncé une frappe contre une installation de maintenance de navires et de sous-marins à Bandar Abbas à l’aide de drones de surface, montrant qu’une attaque contre une infrastructure liée aux sous-marins ne signifie pas nécessairement la destruction d’un bâtiment par un avion.

