Présent au Sommet franco-italien au Cannet, le ministre des Transports Philippe Tabarot a mis sur la table trois dossiers ferroviaires et routiers communs aux deux pays.
Philippe Tabarot s’est exprimé en marge du Sommet franco-italien sur plusieurs chantiers qui conditionnent la connectivité entre la France et l’Italie. Le tunnel de Tende, axe routier historique reliant les Alpes-Maritimes au Piémont, figurait parmi les sujets prioritaires abordés par le ministre. Ce point de passage, fragilisé depuis les intempéries de 2020, concentre les attentes des élus et des acteurs économiques locaux des deux côtés de la frontière.
Lyon-Turin : le chantier ferroviaire au coeur des discussions franco-italiennes
La ligne ferroviaire Lyon-Turin a également occupé une place centrale dans les échanges. Ce projet de liaison à grande vitesse entre les deux pays, l’un des plus structurants d’Europe pour le fret et le transport de voyageurs, fait l’objet de discussions continues entre Paris et Rome. Le ministre des Transports a abordé l’avancement du dossier, sans que des annonces chiffrées supplémentaires n’aient filtré à ce stade.
La présence commerciale de la SNCF en Italie a complété le tableau. L’opérateur ferroviaire français s’est développé sur le marché transalpin ces dernières années, notamment via des liaisons internationales, et son positionnement face à Trenitalia constitue un enjeu de réciprocité entre les deux États.
Philippe Tabarot et un contexte familial qui interroge
Le déplacement du ministre intervient dans un contexte particulier. Selon les données officielles de l’INSEE et de l’INPI disponibles sur data.gouv.fr, une société dénommée SAS C Camozzi, active dans le conseil immobilier et dont le siège est établi à Fleurance dans le Gers, a pour président Jean-Philippe Tabarot et pour directeur général Carole Gisèle Tabarot (Camozzi). La société, créée le 1er juillet 2011, est toujours active et emploie deux personnes selon les données d’effectif déclarées.
Ces éléments, issus de l’annuaire officiel des entreprises, sont susceptibles d’alimenter des questions sur les liens entre la sphère professionnelle du ministre et des intérêts privés, dans un contexte où la transparence des élus et membres du gouvernement fait l’objet d’une attention croissante.
Les discussions du Sommet franco-italien portaient plus largement sur les coopérations bilatérales en matière d’infrastructures, d’énergie et d’industrie.

