ABL Aviation a remis un Airbus A220 supplémentaire à Air France, rapprochant la compagnie française de la fin de sa première tranche de 60 exemplaires de cet appareil moyen-courrier.
Le transfert s’est déroulé sans communiqué fracassant, mais il marque une étape dans le renouvellement de flotte en cours chez Air France. La compagnie, dont le siège social est établi à Tremblay-en-France, continue d’intégrer le biréacteur canadien-européen à son réseau.
ABL Aviation, intermédiaire dans la chaîne de livraison
ABL Aviation joue ici le rôle de société de leasing : elle acquiert les appareils auprès d’Airbus, puis les cède ou les loue à la compagnie cliente. Ce montage, courant dans le secteur, permet à Air France d’échelonner ses engagements financiers tout en accélérant le rythme de réception des avions.
L’A220, issu du programme Bombardier C Series racheté par Airbus en 2018, s’est imposé comme le principal concurrent du Boeing 737-7 et de l’Embraer E2 sur le segment des moyen-courriers de 100 à 150 sièges. Air France a retenu ce type pour moderniser la partie basse de sa flotte court et moyen-courrier.
Soixante appareils : une tranche structurante pour la flotte court-courrier
La commande initiale porte sur 60 exemplaires. L’achèvement de cette première tranche, désormais proche selon les informations de journal-aviation.com, représente un engagement industriel conséquent pour la compagnie, qui emploie plus de 50 000 personnes et figure parmi les clients européens les plus actifs d’Airbus sur ce segment.
Pour Airbus, chaque livraison d’A220 compte dans la montée en cadence de l’usine de Mirabel, au Québec, où le type est assemblé. La cadence de production reste scrutée de près, Airbus visant à la porter progressivement pour répondre à un carnet de commandes qui dépasse plusieurs centaines d’appareils tous clients confondus.
La réception de cet appareil par Air France s’inscrit dans un calendrier serré : la compagnie doit retirer ses Airbus A318 et ses derniers A319 vieillissants au profit d’appareils plus sobres en carburant, l’A220 affichant une consommation réduite d’environ 20 % par rapport aux générations précédentes sur les mêmes routes.
