Un Airbus A321-200N d’Air Transat a touché durement la piste de Londres Gatwick le 3 juin 2026, avant de dégager la piste sans autre incident. L’enquête est en cours.
Le vol TS-122 avait quitté Toronto dans la nuit du 2 juin. À l’arrivée sur la piste 26L de Gatwick, l’impact a été assez violent pour qualifier l’événement d’atterrissage dur, selon la terminologie de l’aviation civile. L’appareil, immatriculé C-GOIO, a néanmoins roulé normalement jusqu’au tablier, sans évacuation d’urgence ni blessé signalé.
Les images de l’incident, qui ont rapidement circulé sur les réseaux sociaux, montrent l’avion rebondir sur la piste avant de reprendre une trajectoire normale au sol. Ce type de séquence, spectaculaire visuellement, ne signifie pas pour autant que la structure de l’appareil est compromise, mais déclenche automatiquement une inspection technique approfondie et l’ouverture d’une investigation.
Ce que l’on sait du vol TS-122 et de l’A321-200N impliqué
L’A321-200N, version Neo du classique A321, est l’un des moyen-courriers les plus répandus sur les liaisons transatlantiques de moyenne capacité. Air Transat, compagnie canadienne spécialisée dans le transport vers l’Europe, exploite cet appareil sur ses rotations vers le Royaume-Uni.
L’Aviation Herald, qui a publié le compte rendu de l’incident le 23 juin 2026, précise que l’avion a bien vacué la piste et rejoint l’aire de stationnement sans difficulté après le toucher.[3] Aucune sortie de piste, aucun feu, aucun blessé : les conditions d’un atterrissage dur dit « sans conséquence immédiate », qui n’en reste pas moins un événement de sécurité répertorié.
Un atterrissage dur est défini par des seuils d’accélération verticale mesurés par les systèmes embarqués. Dès que ces seuils sont franchis, la compagnie est tenue de soumettre l’avion à une inspection structurelle avant tout nouveau vol commercial. Les résultats de cette inspection, et l’enquête sur les causes, ne sont pas encore connus à ce stade.
L’A321 Neo face à l’historique des incidents du type

La famille A321 affiche un bilan de sécurité globalement solide depuis son entrée en service. Les incidents d’atterrissage dur existent sur tous les types d’appareils et résultent le plus souvent de conditions météorologiques, de cisaillement de vent en courte finale ou d’une appréciation difficile des conditions de piste.
Un cas resté dans les mémoires : en août 2019, un A321 d’Ural Airlines avait posé en campagne russe, dans un champ de maïs près de Joukovski, après un impact d’oiseau ayant endommagé les deux moteurs au décollage. L’appareil avait glissé sur 5 300 mètres depuis l’extrémité de piste avant de s’immobiliser, sans incendie et sans victime mortelle.[5] Un dénouement qui avait été salué comme un exploit de pilotage.
Plus récemment, le 11 mai 2026, un A321-271NX de Lufthansa immatriculé D-AIEA a connu un incident lors de la montée initiale au départ d’Athènes en direction de Munich. L’appareil transportait 184 occupants. Les détails restent parcellaires, la base aviation-safety.net indiquant que les informations proviennent de sources non officielles.[1]
Ces incidents rappellent que l’A321, qu’il soit en version classique ou Neo, vole dans des environnements variés et sous des contraintes opérationnelles élevées. Chaque événement de sécurité, même sans conséquence, alimente la base de données mondiale qui sert à améliorer les procédures et la formation des équipages.
Sécurité A321 : ce que cet incident révèle
Airbus et la robustesse de la cellule A321 : un enjeu industriel permanent
Pour Airbus, chaque incident impliquant un appareil de la famille A320 est suivi de près. La réputation industrielle du constructeur européen repose en partie sur la capacité de sa cellule à encaisser des contraintes hors normes sans rupture structurelle. Les enquêtes menées par les autorités de sécurité aérienne, en l’occurrence le Bureau d’enquêtes sur les accidents d’aviation civil du Royaume-Uni (AAIB) pour un incident survenu à Gatwick, permettent de déterminer si des modifications de procédures ou de maintenance s’imposent.
L’A321 Neo, motorisé selon les variantes par CFM International ou Pratt & Whitney, représente aujourd’hui l’épine dorsale des flottes de nombreuses compagnies mondiales. Air Transat, dont les liaisons transatlantiques constituent le cÅ“ur de métier, ne peut se permettre une immobilisation prolongée de ses appareils en haute saison estivale. La rapidité de l’inspection post-incident est donc aussi un enjeu commercial direct pour la compagnie canadienne.
Les conclusions de l’enquête sur le vol TS-122 sont attendues dans les prochains mois. L’AAIB publie généralement ses rapports préliminaires dans un délai d’un mois après l’événement.
Atterrissage dur A321 Gatwick : les faits du vol TS-122
- Un A321-200N d'Air Transat a subi un atterrissage dur sur la piste 26L de Gatwick le 3 juin 2026.
- L'appareil, immatriculé C-GOIO, effectuait le vol TS-122 depuis Toronto.
- Aucun blessé n'a été signalé ; l'avion a dégagé la piste et rejoint l'aire de stationnement normalement.
- L'Aviation Herald a publié le compte rendu de l'incident le 23 juin 2026.
- Un A321 Lufthansa avait également connu un incident au départ d'Athènes le 11 mai 2026, lors de la montée initiale.
Sources
3 sources · 3 faits sourcés
