Une phrase de Donald Trump sur une « résolution complète et totale » au Moyen-Orient a suffi à faire remonter les Bourses européennes et à faire refluer les taux d’intérêt souverains, dont ceux de la France.
Vers 10h30 ce lundi 16 juin, le CAC 40 gagnait 104,16 points à 8 455,92 points, soit une progression de 1,25 %. Le rebond prolonge celui de vendredi, où l’indice parisien avait déjà avancé de 150,07 points, à 8 350,87 points, les investisseurs anticipant une sortie de crise diplomatique.
Trump rouvre la porte, Téhéran dément
Le président américain a évoqué publiquement une « résolution complète et totale » du conflit, tout en annonçant un report de cinq jours de toute action militaire et en ouvrant la possibilité de contacts directs avec Téhéran. Le chancelier allemand Friedrich Merz s’est dit « reconnaissant que (Donald Trump) ait déclaré aujourd’hui qu’il reportait cela de cinq jours, et qu’il ait désormais aussi ouvert la possibilité de contacts directs et immédiats avec la direction iranienne ».[1]
Côté iranien, le ton reste moins conciliant. Téhéran avait menacé de fermer entièrement le détroit d’Ormuz si Washington passait à l’acte, et de frapper des infrastructures clés du Moyen-Orient en réponse à l’ultimatum américain, après des frappes iraniennes destructrices dans le sud d’Israël.
La perspective d’un accord ramène le baril vers les 80 dollars, ce qui soulage les marchés sur le risque inflationniste.
Les taux français au plus bas depuis la matinée
L’effet le plus visible se lit sur les marchés obligataires. Le taux de la dette française à dix ans reculait à 3,70 %, après avoir touché 3,85 % en matinée, soit son plus haut depuis juillet 2009. Son équivalent britannique repassait à 4,90 %, contre 5,10 % avant les déclarations de Trump, au plus haut depuis 2008. Le taux allemand refranchissait le seuil des 3,00 % dans l’autre sens, à 2,98 %, après avoir dépassé ce niveau vendredi pour la première fois depuis 2011. Le taux américain à dix ans s’établissait à 4,32 %, contre 4,38 % en clôture vendredi.[1]
Le taux italien reculait lui de 0,9 point de pourcentage, Ã 3,87 %.
À Paris, les investisseurs avaient la conviction, selon Le Figaro Bourse, « que les belligérants veulent trouver une solution pacifique au conflit ».[3] Londres progressait de 0,47 %, Francfort de 1,22 % et Milan de 0,80 %.
Sources
2 sources · 3 faits sourcés
