La Belgique s’est imposée 4-1 face aux États-Unis en huitième de finale de la Coupe du monde 2026 à Seattle, malgré la polémique autour de la présence de Folarin Balogun.
Les Diables Rouges ont livré une démonstration à domicile américain. Charles De Ketelaere a ouvert le score dès la 9e minute avant de doubler la mise à la 33e. Hans Vanaken a enfoncé le clou à la 57e, puis Romelu Lukaku a scellé le sort du match dans le temps additionnel (90+3). Face à eux, les États-Unis n’ont jamais trouvé la faille : un seul but inscrit, insuffisant pour contrer la maîtrise belge.
Le sélectionneur Rudi Garcia a pris des risques en alignant un onze remanié. Kevin De Bruyne, Jérémy Doku et Romelu Lukaku ont débuté sur le banc. Le pari a fonctionné : Lukaku, entré en fin de rencontre, a marqué son empreinte en claquant le quatrième but belge sous les yeux d’Hugo Lloris, présent dans les tribunes.
Trump confirme son intervention auprès de la Fifa pour Balogun
La rencontre était sous haute tension avant même le coup d’envoi. Folarin Balogun, expulsé lors du match précédent contre la Bosnie-Herzégovine, a vu son carton rouge suspendu par la Commission de discipline de la Fifa. L’attaquant américain a donc pu disputer ce huitième de finale comme titulaire. Donald Trump a confirmé publiquement être intervenu auprès du président de la Fifa, Gianni Infantino, pour obtenir cette annulation[4].
La prise de parole du président américain a été qualifiée de « lunaire » par plusieurs observateurs. La fédération belge de football a dénoncé un traitement inégal et l’absence d’explications de la part de l’instance mondiale. « Alors que la RBFA cherchait simplement à obtenir des explications légitimes, la FIFA a elle-même introduit un recours et s’est immédiatement assurée qu’il serait déclaré irrecevable », a déploré la fédération belge dans un communiqué[4].
Sur le terrain, Balogun n’a pas pesé sur le match. Aligné d’entrée, l’avant-centre n’a pas marqué de son empreinte une rencontre où les Belges ont contrôlé les débats du début à la fin. L’intervention politique n’a donc servi à rien d’un point de vue sportif.
Un doublé de De Ketelaere en première période
Charles De Ketelaere a montré toute son efficacité dès les premières minutes. Son premier but, inscrit à la 9e minute, a ouvert le festival belge. Moins de vingt-cinq minutes plus tard, il récidivait d’une frappe sèche qui trompait le portier américain Matt Freese[2]. Entre-temps, Freese avait réalisé plusieurs parades déterminantes, notamment sur des frappes de Youri Tielemans et Timothy Castagne.
Les Américains ont tenté de réagir, mais la défense belge, bien organisée, n’a laissé aucun espace. Les relances américaines se sont heurtées à un bloc compact. À la mi-temps, le score de 2-0 reflétait déjà la supériorité belge, même si les États-Unis conservaient un mince espoir de renversement.
Pourquoi cette victoire belge fait polémique
Vanaken et Lukaku enfoncent le clou
La deuxième période a confirmé la domination des Diables Rouges. Hans Vanaken, servi dans la surface, a inscrit le troisième but à la 57e minute. Ce but a brisé les derniers espoirs américains, qui jouaient leur survie dans le tournoi à domicile. Le public de Seattle, venu en masse soutenir Team USA, a vu son équipe sombrer progressivement.
Lukaku, entré en jeu en fin de match, a ajouté un quatrième but dans le temps additionnel. L’attaquant a profité d’une défense américaine désorganisée pour alourdir le score. Ce but symbolise la profondeur de banc belge : même les remplaçants ont fait la différence. Rudi Garcia a ainsi été récompensé de sa stratégie audacieuse.
| Équipe | Score | Buteurs |
|---|---|---|
| Belgique | 4 | De Ketelaere (9e, 33e), Vanaken (57e), Lukaku (90+3) |
| États-Unis | 1 | — |
Source : France Info
Un quart de finale contre l’Espagne
La Belgique affrontera l’Espagne en quart de finale, le 9 juillet à Boston. Les Espagnols ont battu l’Autriche 3-0 lors des seizièmes de finale. Ce choc s’annonce comme l’un des sommets du tournoi : deux équipes de haut niveau, deux styles différents, une seule place en demi-finale.
Pour les États-Unis, l’élimination est douloureuse. Le pays hôte avait placé de grands espoirs dans cette Coupe du monde. L’intervention de Trump pour sauver Balogun a alimenté une polémique internationale qui s’est retournée contre Team USA. Le débat sur l’ingérence politique dans le football risque de durer bien après la fin du tournoi.
L’Argentine et la Suisse également qualifiées
Dans les autres huitièmes de finale du jour, l’Argentine a dominé l’Égypte dans un match à 16h, et la Suisse a battu la Colombie à 20h[5]. Les quarts de finale prennent forme progressivement. La France, qualifiée après sa victoire contre la Suède, affrontera le Maroc le 9 juillet à Boston, dans ce qui s’annonce comme un duel à forte charge émotionnelle.
Le calendrier s’accélère. Les favoris sont encore en lice, mais la compétition se durcit à chaque tour. La Belgique, longtemps considérée comme la « génération dorée » sans trophée majeur, a montré ce lundi qu’elle restait capable de performances de haut vol. Reste à savoir si elle pourra confirmer face à l’Espagne.
Belgique-États-Unis 2026 : les faits marquants
- La Belgique bat les États-Unis 4-1 en huitième de finale à Seattle
- Charles De Ketelaere signe un doublé (9e, 33e), Vanaken (57e) et Lukaku (90+3) complètent le score
- Rudi Garcia laisse De Bruyne, Doku et Lukaku sur le banc en début de match
- Folarin Balogun, expulsé au tour précédent, joue grâce à l'intervention de Donald Trump auprès de la Fifa
- La fédération belge dénonce l'absence d'explications de l'instance mondiale
- La Belgique affrontera l'Espagne en quart de finale le 9 juillet à Boston
Sources
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