Voilà une addition qui s’alourdit deux mois de suite. Après une première hausse de 5,6% au 1er septembre, le prix repère de vente de gaz naturel repart à la hausse de 6,3% au 1er octobre. La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a rendu son verdict jeudi 10 septembre. Les ménages chauffés au gaz vont le sentir passer.
Concrètement, le PRVG, cet indicateur qui sert de boussole aux fournisseurs pour caler leurs offres et aux consommateurs pour les comparer, atteindra 182,88 euros TTC du mégawattheure en moyenne. Un mois plus tôt, il s’établissait à 172,05 euros. En clair, un mégawattheure de gaz coûte désormais près de 11 euros de plus qu’au 1er septembre.
Sur la facture, la CRE chiffre l’impact à environ 5,28 euros de plus par mois pour les foyers concernés. Une somme modeste prise isolément, mais qui vient s’empiler sur une série de hausses depuis le début de l’année.
Qui paie et qui échappe à la note
Toutes les factures ne sont pas touchées. Seuls les ménages ayant souscrit une offre indexée sur le PRVG voient leur prix bouger chaque mois, soit environ 6 millions de foyers[1]. Ceux qui ont opté pour une offre à prix fixe, environ 40% des abonnés chauffés au gaz fin 2025, restent à l’abri de cette hausse[5]. Un rappel utile : le type de contrat que vous avez signé décide tout ici.
Début 2026, la France comptait 10,31 millions de ménages disposant d’un contrat de gaz naturel, selon les chiffres relayés par la CRE[4]. Le prix repère se décompose en trois blocs : la fourniture, l’acheminement et les taxes. C’est la fourniture qui bouge, tirée par la remontée des prix sur les marchés de gros au mois d’août par rapport à juillet.
120 euros de plus sur l’année
La CRE a fait le calcul sur douze mois. Sous réserve que la situation reste à peu près stable d’ici la fin de l’année, l’institution estime que la facture annuelle 2026 pourrait être en moyenne 10% plus élevée que celle de 2025, soit environ 120 euros TTC supplémentaires[5]. Le régulateur précise que les prix de début d’année avaient été relativement bas, ce qui accentue mécaniquement l’écart.
| Repère | Valeur |
|---|---|
| PRVG au 1er septembre 2026 | 172,05 €/MWh TTC |
| PRVG au 1er octobre 2026 | 182,88 €/MWh TTC |
| Hausse au 1er octobre | +6,3% |
| Impact mensuel estimé | +5,28 € environ |
| Facture annuelle 2026 vs 2025 | +10% (+120 € environ) |
| Foyers concernés (offres indexées) | ~6 millions |
Source : Le Figaro
Le détroit d’Ormuz derrière la flambée
La cause de cette envolée n’est pas d’ordre budgétaire hexagonal. « Cette hausse est due quasi exclusivement à la guerre et aux routes d’acheminement du gaz qui ont été bloquées », explique à franceinfo Nicolas Goldberg, expert énergie chez Colombus Consulting et Terra Nova[1]. La fermeture du détroit d’Ormuz, par lequel transitait un cinquième de la production mondiale de gaz naturel liquéfié, contraint les pays acheteurs à se tourner vers d’autres fournisseurs, ce qui tire les prix vers le haut.
Pour les ménages chauffés au gaz, la vérification à faire est simple : regarder son contrat. Une offre indexée suit ces variations mensuelles, une offre fixe non. C’est le seul paramètre qui, aujourd’hui, sépare une facture qui grimpe d’une facture qui ne bouge pas.
Sources
3 sources · 5 faits vérifiés

