Gabriel Martinelli a évité les prolongations au Brésil à la 95e minute, permettant à la Seleção de battre le Japon 2-1 et de rejoindre les huitièmes de finale du Mondial 2026.
Lundi 29 juin à Houston, le Brésil a failli passer l’une des plus mauvaises soirées de sa récente histoire en Coupe du monde. Menée dès la 29e minute, incapable de faire la différence pendant une longue heure, la Seleção a finalement plié l’affaire dans le temps additionnel, sur un but de l’attaquant d’Arsenal Gabriel Martinelli, servi idéalement par Bruno Guimarães. Score final : 2-1. Le Brésil file en huitièmes de finale. Le Japon, lui, repart les mains vides, sans avoir jamais passé un tour éliminatoire depuis sa première Coupe du monde en 1998.
Un scénario que personne n’avait prévu à Houston
C’est Kaishu Sano, milieu de terrain de Mayence, qui a lancé les hostilités en faveur du Japon. À la 29e minute, d’une frappe du pied droit hors de portée d’Alisson, il a ouvert le score et mis le Brésil dans une position inconfortable. La première période s’est terminée sur ce score, avec une Seleção virtuellement éliminée et clairement dominée dans l’organisation.
Au retour des vestiaires, les occasions brésiliennes se sont multipliées. Vinicius Jr a failli inscrire un but exceptionnel après un festival individuel, mais le gardien Zion Suzuki a repoussé le ballon sur son poteau à la 58e minute. C’est finalement Casemiro, le milieu de Manchester United, qui a remis les deux équipes à égalité d’une tête à la 56e minute, sur un service de Danilo depuis le côté droit.
Égalisation obtenue, avantage gaspillé. Le Brésil est retombé dans ses travers, incapable de percer une défense japonaise repliée et disciplinée. La prolongation semblait inévitable quand, à la 90e+5, Guimarães a trouvé Martinelli seul au cÅ“ur de la surface. L’attaquant d’Arsenal n’a pas tremblé, aidé par l’intérieur du poteau. But libérateur, qualification assurée.[2]
| Indicateur | Brésil | Japon |
|---|---|---|
| Buts | 2 (Casemiro 56′, Martinelli 90’+5) | 1 (Sano 29′) |
| Tirs cadrés | — | 2 |
| Passes | 315 | — |
| Duels gagnés | 39 | 32 |
| Fautes commises | 4 | 13 |
| Arrêts | 1 | 4 |
Source : RMC Sport
Guimarães, l’ancien Lyonnais qui fait la différence

Dans ce match haché, Bruno Guimarães a été l’une des rares constantes positives du côté brésilien. L’ancien milieu de Lyon a délivré sa quatrième passe décisive du tournoi sur le but de Martinelli, un bilan personnel remarquable pour un joueur dont le rôle est avant tout défensif.[3] C’est lui qui a trouvé Martinelli «étrangement seul» dans la surface, selon TF1 Info, au moment précis où la pression brésilienne se relâchait.
Paquetá, lui, n’a pas tenu la distance. Blessé, il a quitté le terrain à la mi-temps, remplacé par Endrick. Sa sortie a fragilisé le jeu de combinaison brésilien pendant une partie du second acte.
Selon OptaJoe, le but de Martinelli à la 95e minute est le but vainqueur le plus tardif jamais inscrit en phase éliminatoire de Coupe du monde en temps réglementaire depuis 1966.[3]
Pourquoi le Brésil inquiète malgré la qualification
Le Japon devant son plafond de verre
Pour le Japon, c’est une nouvelle désillusion. Présent dans chaque Coupe du monde depuis 1998, le pays n’a jamais passé le stade des seizièmes de finale. Cette édition 2026 ne brise pas la malédiction.[3] Sano avait pourtant offert à ses coéquipiers un scénario idéal en ouvrant le score. La défense japonaise a tenu pendant de longues minutes face à des Brésiliens pourtant largement dominateurs au tableau des statistiques.
Le sélectionneur brésilien Carlo Ancelotti aura tiré les leçons de cette victoire laborieuse avant d’affronter la Norvège ou la Côte d’Ivoire en huitièmes. Le choc est programmé dimanche 5 juillet à 22h00.[2]
Le tableau des huitièmes se dessine pour les Bleus aussi

Ce résultat s’inscrit dans une soirée chargée. Mardi 30 juin à 23h00, l’équipe de France affronte la Suède en seizième de finale. Les hommes de Didier Deschamps, de retour sur le banc après l’absence contrainte lors du match contre la Norvège, devront surveiller l’attaque suédoise : Viktor Gyökeres, Alexander Isak et Anthony Elanga forment un trio offensif que Deschamps a identifié comme une menace réelle.
Le vainqueur de France-Suède croisera potentiellement le vainqueur d’Allemagne-Paraguay, match disputé lundi à 22h30. Pour les Français de l’étranger qui suivent les Bleus depuis l’autre côté du globe : coup d’envoi à 23h00 heure de Paris, soit 17h00 à New York ou 06h00 le lendemain matin à Tokyo.
Le Canada, premier qualifié pour les huitièmes, attendait déjà son adversaire : le vainqueur du match entre les Pays-Bas et le Maroc, deux équipes attendues dans un choc très ouvert.[1]
Ce que ce Brésil-Japon dit de la Seleção
Le Brésil cherche un sixième titre mondial, le premier depuis 2002. Cette victoire au forceps, arrachée dans les arrêts de jeu contre une sélection japonaise qui n’est pas parmi les favorites du tournoi, ne rassure pas complètement. Ancelotti dispose d’un effectif de classe mondiale, Vinicius Jr en tête, mais la Seleção a montré des lacunes dans la gestion des matchs fermés.
Martinelli, lui, sort de ce match en héros involontaire. Discret pendant 94 minutes, décisif à la 95e : difficile de l’écrire autrement. Il affrontera la Côte d’Ivoire ou la Norvège le 5 juillet pour tenter de confirmer ce statut.
Brésil-Japon Mondial 2026 : les chiffres du match
- Gabriel Martinelli a marqué à la 90e+5, le but vainqueur le plus tardif en phase éliminatoire de Coupe du monde depuis 1966 selon Opta.
- Bruno Guimarães a délivré sa 4e passe décisive du tournoi sur ce but.
- Le Japon n'a jamais passé un tour éliminatoire en Coupe du monde depuis sa première participation en 1998.
- Paquetá a quitté le terrain blessé à la mi-temps, remplacé par Endrick.
- Le Brésil affrontera la Norvège ou la Côte d'Ivoire en huitièmes le 5 juillet à 22h00.
- La France joue contre la Suède en seizième de finale le 30 juin à 23h00.
Sources
3 sources · 6 faits sourcés
