Le CIO a approuvé le 22 juin 2026 la carte des sites des Jeux d’hiver 2030 dans les Alpes françaises. Méribel et Nice sont rayées de la carte, Val d’Isère entre dans le dispositif.
C’est une séquence qui s’est jouée en moins d’une semaine. Le Bureau Exécutif des Alpes 2030 valide la carte des sites le vendredi 19 juin. Dès le lundi 22 juin, la Commission Exécutive du CIO, réunie à Lausanne, approuve le plan. Ce même 29 juin, l’Assemblée Générale du COJOP l’entérine officiellement. La machine s’est remise en marche, après des mois de turbulences.
Depuis l’attribution des Jeux aux Alpes françaises à l’été 2024, le chantier de la carte des sites avait accumulé les retards et les incertitudes. En mars 2026, le président du comité reconnaissait lui-même “quatre mois de retard sur la finalisation de la carte des sites”. La question de la patinoire de vitesse, de Méribel, de la répartition des épreuves de ski alpin avait agité pendant des mois les instances sportives et les collectivités locales.
Val d’Isère entre, Méribel et Nice sortent
La nouvelle carte repose toujours sur quatre noyaux, comme l’affirme le CIO[2]. Le changement le plus visible : le pôle glace quitte les Alpes et s’installe à Lyon. Pour le patinage de vitesse, les organisateurs avaient d’abord exploré l’Oval Lingotto de Turin avant d’entrer en discussions exclusives, le 11 mai 2026, avec le site de Thialf à Heerenveen, aux Pays-Bas, la France ne disposant pas d’anneau de vitesse et refusant d’en construire un pour des raisons financières.
Côté ski alpin, Val d’Isère intègre officiellement le dispositif. La station accueillera les épreuves masculines sur la face de Bellevarde, en complément de Courchevel. Ce choix est l’aboutissement d’une poussée portée de longue date par Laurent Wauquiez, alors président de la région[4]. Méribel, en revanche, reste sur la touche : le maire des Allues avait pris la décision de retirer le site dès juillet 2025, et cette décision est désormais actée dans la carte officielle. Nice disparaît également du périmètre olympique.
Environ 100 millions d’euros d’économies sur la table

L’enjeu financier est loin d’être secondaire. Edgar Grospiron, patron du COJOP, a insisté sur le fait que “la solution lyonnaise permet aussi des optimisations budgétaires assez conséquentes”[3]. La ministre des Sports Marina Ferrari a chiffré le gain : le “différentiel de l’ordre d’une centaine de millions d’euros”, voire davantage “quand on prend en compte l’ensemble des décisions” sur la carte des sites, selon Grospiron lui-même.
Le CIO, de son côté, justifie les modifications en affirmant qu’elles “visent à préserver ou à améliorer l’expérience des athlètes”, garantissent des sites “de grande qualité”, renforcent “la faisabilité opérationnelle et financière” et améliorent la compacité de l’événement.
| Site | Statut | Rôle prévu |
|---|---|---|
| Val d’Isère | Intégré | Ski alpin hommes (face de Bellevarde) |
| Courchevel | Maintenu | Ski alpin |
| Lyon | Intégré | Pôle glace |
| Thialf (Heerenveen, Pays-Bas) | En discussions exclusives | Patinage de vitesse |
| Méribel | Écarté | Initialement prévu pour para-ski alpin |
| Nice | Écarté | Retiré du dispositif olympique |
| Montgenèvre | Écarté du paralympique | Initialement prévu para-snowboard |
Source : RMC Sport / BFMTV, Sport & Société, Wikipédia
Pourquoi cette carte révisée change tout pour 2030
Paralympiques : une carte resserrée, approbation de l’IPC attendue en juillet
Le volet paralympique suit la même logique de compacité. Trois sites sont retenus[1] : le premier pour le para-ski alpin et le para-snowboard, le deuxième pour le para-ski de fond et le para-biathlon, le troisième pour le para-hockey sur glace et le curling-fauteuil. Montgenèvre, initialement envisagé pour le para-snowboard, sort du dispositif, au même titre que Méribel côté para-ski alpin.
La confirmation formelle par l’IPC (Comité International Paralympique) est attendue au cours de la deuxième quinzaine de juillet 2026. Les collectivités hôtes, y compris étrangères, doivent encore valider formellement leur engagement, selon le COJOP.
Ce qui reste à trancher avant les Jeux

La validation du 22 juin ne clôt pas tous les dossiers. La répartition précise des sports et des disciplines entre les sites sera arrêtée “ultérieurement, une fois que le programme olympique aura été finalisé et que les travaux techniques complémentaires auront été menés à bien”, précise le CIO. Des concertations restent à mener avec les Fédérations Internationales et les collectivités concernées.
Ce que cette séquence a stabilisé, c’est l’architecture générale : quatre noyaux, un périmètre financier allégé d’une centaine de millions d’euros, et une organisation qui, selon Grospiron, “sort renforcée” de ces mois de remise à plat. Les Jeux d’hiver 2030 se tiennent dans moins de quatre ans.
JO 2030 Alpes françaises : la carte des sites en bref
- Le CIO a validé la carte des sites des JO 2030 le 22 juin 2026 à Lausanne.
- Val d'Isère intègre le programme, Méribel et Nice en sont exclues.
- Le pôle glace est transféré à Lyon ; le patinage de vitesse visera Thialf aux Pays-Bas.
- Les économies liées à la nouvelle carte sont estimées à environ 100 millions d'euros.
- La répartition détaillée des sports par site sera arrêtée ultérieurement.
- L'IPC doit valider le volet paralympique d'ici fin juillet 2026.
Sources
4 sources · 4 faits sourcés

