Dassault Aviation serait en passe de conclure un accord avec l’Irak pour la livraison de Rafale F4, selon les informations disponibles. La signature pourrait intervenir prochainement.
L’Irak rejoindrait ainsi le cercle des pays ayant opté pour le chasseur polyvalent français dans sa version la plus récente. Bagdad figure d’ailleurs parmi les États cités dans les discussions autour de la flotte Rafale, aux côtés d’autres nations qui ne disposent pas encore d’une aviation de combat structurée.
Le Rafale F4 représente l’évolution la plus avancée du programme Dassault actuellement proposée à l’export. Cette version intègre des capacités étendues en matière de connectivité, de guerre électronique et d’armements, dont le développement s’est poursuivi ces dernières années pour les armées françaises et les clients étrangers.
Un carnet de commandes export qui s’étoffe
La dynamique commerciale du Rafale à l’international ne faiblit pas. La Serbie avait signé en août 2024 un contrat portant sur 12 appareils pour 2,7 milliards d’euros [4], faisant de Belgrade l’un des derniers entrants dans la liste des opérateurs du chasseur tricolore.
Un éventuel contrat irakien viendrait s’ajouter à ce palmarès export, dans une région où Dassault cherche à s’imposer face à la concurrence américaine et européenne. L’Irak, qui a longtemps opéré des appareils d’origine soviétique puis américaine, représente un marché stratégique pour l’industrie de défense française.
Dassault Aviation, acteur central du Rafale et du SCAF
Dassault Aviation, dont le siège est établi à Saint-Cloud, reste le maître d’Å“uvre du programme Rafale tout en étant engagé dans le Système de combat aérien du futur (SCAF), programme conjoint avec l’Allemagne et l’Espagne dont l’avenir industriel fait l’objet de tensions persistantes [5].
Les discussions autour du budget 2026 des armées françaises mentionnaient 90 Rafale F4 dans la cible capacitaire nationale [1], ce qui illustre l’ampleur du programme, entre commandes domestiques et contrats à l’export. Si le deal irakien se confirme, il constituera un signal supplémentaire quant à l’attractivité du F4 sur les marchés moyen-orientaux.
Sources
3 sources · 3 faits sourcés
