Samedi 4 juillet au matin, vers 7 heures, les pompiers et la brigade fluviale remontent un corps quai de Valmy, à la surface du canal Saint-Martin. L’homme, un trentenaire, n’avait aucun papier d’identité sur lui. Son corps très gonflé indiquait qu’il était resté plusieurs jours dans l’eau.
Ce décès intervient huit jours après une première noyade dans le même canal : le 26 juin, un jeune homme avait perdu la vie en se baignant en dehors de l’espace autorisé. Emmanuel Grégoire, maire de Paris, avait alors signalé qu’une cinquantaine de jeunes s’étaient blessés en sautant des passerelles, une pratique interdite.
Depuis la mi-juin, la mairie de Paris a pourtant autorisé la baignade dans l’est de la capitale, mais uniquement le dimanche. Trois sites surveillés et gratuits sont accessibles : Bercy, Grenelle près de la tour Eiffel, et le bras Marie au cÅ“ur de la ville. Malgré la fin de l’épisode caniculaire et ces décès successifs, la baignade reste permise sur ces créneaux encadrés.
Le chiffre inquiète à l’échelle nationale : depuis le 19 juin, plus de 90 personnes sont mortes par noyade en France[2]. Marina Ferrari, ministre des Sports et de la Jeunesse, l’a qualifié d’« inquiétant » au micro de RMC. Un bilan qui rappelle la nécessité de respecter les zones de surveillance et les interdictions, même lorsque l’envie de se jeter à l’eau est forte.
Sources
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