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Lutte anti-drones : l’armée de Terre expérimente 83 systèmes de 34 entreprises pendant deux semaines à Caylus

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L’armée de Terre a réuni 34 entreprises et 83 systèmes de lutte anti-drones sur le camp militaire de Caylus. Pendant deux semaines, la STAT a évalué des solutions de détection et de neutralisation dans trois environnements, de jour comme de nuit.

Dans une publication du 13 octobre 2026, l’armée de Terre présente les résultats de cette campagne d’expérimentation conduite par la Section technique de l’armée de Terre (STAT), avec l’appui de la 11e brigade parachutiste (11e BP). Organisée dans le cadre du Battle Lab LAD Terre (B2LT), elle vise à éprouver différents équipements de lutte anti-drones (LAD) et à examiner leur capacité à fonctionner ensemble. L’objectif est de coordonner les moyens de détection, de caractérisation, d’identification et de neutralisation au sein d’une architecture commune.

En 30 secondes
  • 34 entreprises et 83 systèmes anti-drones testés pendant deux semaines à Caylus.
  • Les équipements évalués dans trois environnements différents, de jour comme de nuit.
  • Les militaires ont fourni des retours d’expérience dès le premier jour des essais.

83 systèmes anti-drones évalués dans trois environnements à Caylus

Pendant deux semaines, la sous-direction coordination de l’innovation de la STAT a organisé les essais sur trois zones d’entraînement du camp militaire de Caylus : un espace ouvert, une zone urbaine et une zone de tir.

Les équipements ont été confrontés à des scénarios variés, de jour comme de nuit. Les situations proposées comprenaient notamment la protection d’un poste de commandement, de patrouilles à pied, de convois et d’emprises militaires.

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La particularité du Battle Lab LAD Terre réside dans les conditions imposées aux industriels. Selon l’armée de Terre, les entreprises participantes ont accepté de confronter leurs systèmes à une menace drone non caractérisée, dans des environnements complexes dont elles ne connaissaient pas préalablement les caractéristiques.

Cette méthode permet à la STAT d’observer le comportement des équipements face à des situations moins prévisibles qu’une démonstration industrielle préparée à l’avance.

Les entreprises participantes ont accepté de confronter leurs systèmes à une menace drone non caractérisée, dans des environnements complexes dont elles ne connaissaient pas préalablement les caractéristiques.

Des munitions anti-drones et des drones intercepteurs soumis aux essais

La campagne ne s’est pas limitée aux moyens de surveillance et de détection. Sur la zone de tir, les équipes ont également expérimenté différentes munitions de lutte anti-drones et des drones intercepteurs destinés à neutraliser d’autres drones.

Plusieurs spécialités techniques étaient représentées parmi les experts venus observer les essais :

  • Le brouillage des drones ;
  • La détection par radar ;
  • La détection visuelle et acoustique ;
  • Les munitions de lutte anti-drones ;
  • Les drones intercepteurs.

La lutte anti-drones repose sur la combinaison de plusieurs technologies. Un dispositif doit pouvoir détecter une menace, la caractériser, l’identifier puis permettre sa neutralisation. Les essais organisés par la STAT portent donc aussi sur la complémentarité des équipements et leur intégration dans une architecture de défense multicouche.

Les retours des militaires intégrés dès le premier jour

L’expérimentation a également permis aux industriels de recueillir directement les observations des militaires présents sur le terrain. D’après l’armée de Terre, le travail de retour d’expérience (RETEX) a commencé dès le premier jour de la campagne.

Les échanges entre les entreprises, les utilisateurs militaires et les spécialistes techniques avaient pour objectif d’identifier les améliorations nécessaires aux différents systèmes.

Au-delà de l’évaluation individuelle des équipements, la STAT cherche à déterminer leur capacité à fonctionner dans un dispositif cohérent de lutte anti-drones. Les observations concernent ainsi les performances des solutions face aux menaces présentées pendant les essais, mais également leur aptitude à être associées à d’autres moyens de détection et de neutralisation.

Cette campagne du Battle Lab LAD Terre constitue une phase d’expérimentation technique des systèmes présentés par les 34 entreprises participantes. Les retours recueillis auprès des militaires doivent alimenter les travaux d’amélioration des équipements et de leur intégration.

Source : defense.gouv.fr

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Christian
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