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Miss Mayotte 2026 : Noorah Ali Soilihi, 23 ans, veut ouvrir la mécanique aux femmes de l’île

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Elle a 23 ans, un BTS en conception de produits industriels en poche, et une conviction solidement ancrée : les métiers de la mécanique, de l’automobile, de l’aéronautique, ce n’est pas que pour les hommes. Noorah Ali Soilihi, originaire de Dzaoudzi, candidate numéro 3 à l’élection Miss Mayotte 2026, ne cherche pas seulement la couronne. Elle veut montrer aux jeunes femmes de l’île qu’on peut sortir des chemins tout tracés, se frayer un passage dans des filières où elles sont rares, et réussir.

L’élection se déroulera le samedi 29 août 2026 à l’hôtel Ibis Styles de Dzaoudzi. Face au jury et au public, sept candidates tenteront de décrocher le titre. Celle qui l’emportera représentera Mayotte à l’élection Miss France. Le directeur de Miss France, Frédéric Gilbert, et Miss France 2026, Hinaupoko Devèze, seront présents pour l’occasion.

Noorah Ali Soilihi assume pleinement son parcours. Dans une filière où les femmes restent peu nombreuses, elle a choisi la conception industrielle, un domaine technique, exigeant, qui impose de maîtriser la mécanique, les matériaux, les processus de fabrication. Ce n’est pas le hasard qui l’a menée là : c’est une volonté.

Une candidature pour encourager, pas seulement pour briller

Si elle participe à l’élection, ce n’est pas d’abord pour la scène, les paillettes ou la notoriété. Noorah le dit clairement : elle veut encourager d’autres femmes à oser. Oser postuler dans des métiers réputés masculins, oser se former dans des filières techniques, oser croire qu’elles ont leur place partout. La mécanique, l’automobile, l’aéronautique : des secteurs où les compétences comptent plus que les stéréotypes, mais où il faut encore du courage pour franchir la porte quand on est une jeune femme mahoraise.

Elle espère incarner trois valeurs : la détermination, la bienveillance et la force. Trois piliers qu’elle juge essentiels pour représenter Mayotte et inspirer les autres. Elle veut être une voix pour les femmes de l’île, leur transmettre de la confiance, de la détermination, l’envie de se battre pour leurs ambitions. Elle souhaite également porter un engagement sincère pour la jeunesse mahoraise.

La biodiversité de Mayotte au cœur de son combat

Au-delà de la question du genre et des métiers, Noorah Ali Soilihi entend défendre la biodiversité de Mayotte. L’île abrite une diversité naturelle exceptionnelle, mais plusieurs espèces sont aujourd’hui menacées. Pour elle, cette richesse fait partie du patrimoine mahorais et Il faut la préserver. Sensibiliser la population à son importance, c’est aussi protéger l’identité de l’île.

Elle envisage de représenter Mayotte d’abord par la communication. Parler de l’histoire de l’île, de son patrimoine, de sa culture, de ses traditions, mais aussi de son actualité. Mieux faire connaître Mayotte, c’est contribuer à la faire comprendre et à la valoriser à l’échelle nationale.

Le message qu’elle adresse aux jeunes femmes qui la regardent, et particulièrement à celles qui rêvent de se présenter un jour, tient en quelques mots : être déterminées, avoir confiance en elles, croire en elles, quoi qu’il arrive. Les obstacles ne manquent pas dans une vie, mais il faut toujours continuer à avancer. Et même lorsque l’issue n’est pas celle espérée, on en ressort toujours plus forte, avec une leçon de vie en plus.

Une élection qui veut tourner la page

L’élection Miss Mayotte 2026 marque un nouveau départ pour le comité organisateur. Après plusieurs mois de réorganisation suite à des difficultés rencontrées ces dernières années, l’équipe, entièrement renouvelée, souhaite relancer durablement le concours et retrouver la confiance du public mahorais[3]. Sept candidates sont en lice cette année.

Les répétitions battent leur plein. Ce samedi 8 août, à l’hôtel Ibis Styles de Pamandzi, les candidates ont enchaîné un atelier de prise de parole en public et de confiance en soi le matin, suivi d’un cours de danse traditionnelle en salouva l’après-midi[5]. L’ambiance était décontractée, malgré le stress qui commence à monter. Dans trois semaines, elles seront devant tout le monde, sous les projecteurs, face au jury.

Noorah Ali Soilihi fait partie de celles qui veulent prouver que Miss Mayotte, ce n’est pas qu’une question d’apparence. C’est aussi un engagement, une voix, une façon de dire : on peut venir de Dzaoudzi, avoir choisi un métier technique, et vouloir représenter son île avec fierté, détermination et ambition.

Ahmed Soilihi
Ahmed Soilihi
Ahmed Soilihi, rédacteur régional(e) — La Voix de France. Textes produits avec l'assistance de l'IA et relus par notre équipe éditoriale.

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