Les habitants de l’agglomération dijonnaise ont vu le ciel se couvrir de fumée mercredi 29 juillet dans l’après-midi. Un incendie s’est déclaré vers 15 h 30 sur le territoire de Couchey, au sud de Dijon, entre cette commune et Marsannay-la-Côte. Le feu, violent et rapide, a déjà consumé 50 hectares de végétation.
Plus de cent pompiers se battent contre les flammes. Les soldats du feu de Côte-d’Or ont reçu des renforts de Saône-et-Loire, du Doubs, de la Haute-Marne et de Meurthe-et-Moselle. Des bombardiers d’eau tournent au-dessus de la zone sinistrée,larguant leur charge pour tenter de contenir la progression du brasier. Les fumées, épaisses et dangereuses, recouvrent une partie de l’agglomération.
À 20 heures, la préfecture de la région Bourgogne-Franche-Comté faisait état de 50 hectares brûlés. Aucun blessé n’était à déplorer. La maire de Marsannay-la-Côte a appelé les habitants à rester confinés : les fumées sont toxiques, la situation reste tendue.
Le feu parti de la Combe
Le départ de feu se situe sur la commune de Couchey, dans un secteur de combe, ces vallées sèches typiques de la côte dijonnaise[1]. Les flammes se sont propagées rapidement dans la végétation sèche, alimentées par la chaleur et peut-être par le vent. Les images diffusées localement montrent un brasier impressionnant, visible de loin, avec un épais nuage de fumée s’élevant au-dessus des vignes et des forêts.
La question de l’origine du feu reste posée. Les sapeurs-pompiers n’ont pas encore communiqué sur les causes possibles. Dans un contexte où 44 000 hectares ont déjà brûlé en France en 2026, chaque départ de feu interroge : négligence, accident, malveillance, ou simplement la sécheresse et la chaleur qui transforment nos forêts en poudrières.
Confinement et vigilance
Les autorités ont demandé aux riverains de rester chez eux, fenêtres fermées. Les fumées d’incendie de végétation contiennent des particules fines et des composés toxiques, surtout quand elles proviennent de feux de forêt intenses. À Marsannay-la-Côte, à Couchey et dans les communes voisines, l’inquiétude était palpable en fin d’après-midi.
Les pompiers, appuyés par les renforts départementaux, ont poursuivi leur travail toute la soirée. Les bombardiers d’eau continuaient leurs rotations à la tombée de la nuit. L’objectif : empêcher le feu de gagner les zones habitées et de s’étendre davantage dans le massif.
Cinquante hectares en quelques heures, c’est le signe d’un feu puissant. À l’heure où la France compte déjà ses surfaces brûlées par dizaines de milliers d’hectares, chaque incendie rappelle que nos territoires, y compris en Bourgogne-Franche-Comté, ne sont plus épargnés par le risque. Reste à espérer que les moyens déployés permettront de fixer rapidement ce sinistre, et que la nuit apporte un peu de répit aux hommes qui luttent contre les flammes.
Sources
1 source · 1 fait vérifié

