Une sixième canicule se profile en France pour début septembre, avec un pic attendu le 5 septembre où les températures pourraient atteindre 40 °C dans le Sud-Ouest.
La chaleur ne relâche pas son emprise. Depuis mai, le pays subit des vagues de chaleur successives, et la prochaine se met en place à compter du 3 septembre. Les modèles météorologiques convergent : le Sud-Ouest pourrait voir le mercure grimper jusqu’à 40 °C en quelques heures. Tout le territoire ne sera pas touché de la même façon, mais l’épisode s’annonce bref et intense.
Cette fois, la configuration atmosphérique joue le rôle principal. Le courant-jet, habituellement positionné plus au sud, serait repoussé vers le nord, au niveau des îles Britanniques. Dans le même temps, une dorsale de hautes pressions se renforcerait sur la Méditerranée. Cette situation bloquerait l’arrivée de perturbations atlantiques et ferait monter les températures rapidement sur la façade ouest.
Une montée brutale entre le 4 et le 5 septembre
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Le changement de régime interviendrait dès le 3 septembre. Mais c’est le 4 que les températures commenceraient à grimper nettement. Dans le Sud-Ouest, les maximales oscilleraient alors autour de 30 à 31 °C, avec des pointes localisées à 33 °C. La hausse la plus brutale se produirait dans la nuit du 4 au 5.
Le samedi 5 septembre constituerait le pic de l’épisode. Les maximales pourraient bondir jusqu’à 37 à 39 °C dans la région, avec un point culminant à 39 °C. La barre des 40 °C pourrait même être franchie localement. Selon Yann Amice, météorologue, « le 40 °C, nous l’aurons aussi, en raison de la chaleur des sols »[3]. Les sols, déjà très secs après plusieurs semaines de chaleur, amplifient la montée thermique par réverbération.
Les modèles ECMWF et AIFS, consultés par les prévisionnistes, donnent un signal « bien confirmé » pour cette journée du 5 septembre. La dorsale devrait se maintenir jusqu’aux 8 ou 9 septembre, prolongeant les conditions chaudes au-delà du pic initial.
Des écarts de 15 degrés entre le Nord et le Sud

La France sera coupée en deux. Les cartes de températures maximales montrent une anomalie nettement plus marquée dans le sud du pays et sur le pourtour méditerranéen. Alors que le Sud-Ouest et le littoral méditerranéen connaîtraient des valeurs proches de 39 à 40 °C, le nord du territoire afficherait entre 22 et 28 °C. Un écart de 15 degrés, révélateur de la dynamique atmosphérique en jeu.
Cette configuration en dorsale bloque les masses d’air océaniques plus fraîches. Tant que la structure de hautes pressions reste en place, les températures restent élevées. La fin de l’épisode dépendra de son affaiblissement ou de l’arrivée d’une perturbation par l’ouest.
Pourquoi cette canicule s'annonce intense
Un talweg pourrait arriver par la Bretagne autour des 9-10 septembre
Après le pic du 5 septembre, une décrue progressive est envisagée. Mais la suite reste incertaine. Un signal apparaît dans les modèles autour des 9 et 10 septembre : un talweg, c’est-à-dire une goutte froide, pourrait approcher par la Bretagne. Son arrivée déclencherait deux scénarios possibles.
Premier cas : l’approche du talweg par l’ouest repousse et amplifie la dorsale résiduelle vers l’est. Dans cette hypothèse, une dernière poussée de chaleur se produirait sur l’est du pays avant l’arrivée de la perturbation. Ce scénario commence à apparaître dans le modèle AIFS. Deuxième cas : le talweg efface la dorsale et met fin à l’épisode caniculaire de façon plus nette. Yann Amice reste prudent sur cette échéance : le signal concernant les 9 et 10 septembre doit encore être confirmé[3].
Dans tous les cas, la dorsale devrait se maintenir jusqu’aux 8 ou 9 septembre. Les journées du 6, 7 et 8 resteraient marquées par des températures au-dessus des normales, même si elles ne retrouveraient pas les niveaux du 5 septembre.
Sixième canicule depuis mai : une série inédite

Cet épisode de début septembre serait le sixième à toucher la France depuis le mois de mai. Une série exceptionnelle par sa répétition. Les sols, déjà affectés par la sécheresse, ne bénéficient d’aucun répit. Chaque nouvelle vague de chaleur aggrave le déficit hydrique cumulé.
Les conséquences se font sentir dans plusieurs secteurs : agriculture, gestion de l’eau, santé publique. Les températures nocturnes, si elles restent élevées, contribuent aussi à définir officiellement une canicule. Pour l’instant, les prévisions ne détaillent pas ces minimales, mais l’expérience des épisodes précédents montre que les nuits restent chaudes dans les zones urbaines et les vallées du Sud-Ouest.
La suite de septembre reste à écrire. Si le talweg arrive effectivement vers les 9-10 septembre, il pourrait marquer une rupture. Sinon, la configuration en dorsale pourrait se prolonger. Les modèles à plus longue échéance manquent encore de fiabilité pour trancher.
Canicule de septembre : ce qu'il faut retenir
- Une sixième canicule se profile pour début septembre en France
- Les températures pourraient atteindre 40 °C localement le 5 septembre dans le Sud-Ouest
- Le courant-jet serait repoussé vers le nord, au niveau des îles Britanniques
- Une dorsale de hautes pressions se renforcerait sur la Méditerranée
- Un talweg pourrait arriver par la Bretagne autour des 9-10 septembre
- La dorsale devrait se maintenir jusqu'aux 8 ou 9 septembre
Sources
1 source · 2 faits vérifiés

