Le samedi 30 août en début d’après-midi, un départ de feu s’est déclaré à Cagnano, dans le Cap Corse. Les flammes ont dévoré 109 hectares de maquis et d’espaces boisés, épargnant les habitations mais laissant un bâtiment agricole endommagé. Dimanche matin, la préfecture de la Haute-Corse a annoncé que l’incendie était fixé, sans faire de victime.
Fixé ne veut pas dire éteint. La chaleur fait son œuvre : plusieurs points chauds ont repris dimanche matin, obligeant les équipes à maintenir la pression. 137 personnels restent engagés sur place, sapeurs-pompiers et militaires confondus, pour traiter ces reprises et surveiller les lisières. La surface a d’abord été estimée à 130 hectares samedi soir, avant qu’une reconnaissance aérienne menée dimanche ne ramène le bilan à 109 hectares.
L’accès à la RD132, coupé du littoral jusqu’à l’entrée du village de Cagnano, avait pu être rouvert samedi dans la soirée. Un dispositif important avait été maintenu pour la nuit, après une centaine de largages aériens et la mobilisation de près de 200 personnels.
Vigilance sécheresse et massifs fermés
La préfecture rappelle que la Haute-Corse est placée en vigilance sécheresse, et qu’un arrêté préfectoral interdisant l’emploi du feu est en vigueur depuis le 15 juin. Samedi, plusieurs massifs forestiers du département ont été fermés en raison d’un risque jugé très sévère d’incendie.
Le jeudi précédent, un autre feu avait ravagé une soixantaine d’hectares à Calenzana, toujours en Haute-Corse, détruisant sept maisons, cinq mobil-homes et une dizaine de véhicules. La série de départs, l’état de la végétation et la chaleur persistante placent l’île sous tension. Les équipes restent sur le pont, les massifs sous surveillance, et les habitants appelés à la plus grande vigilance.


