Il y a des week-ends comme ça, où tout fonctionne. Samedi, Bryan Coquard gagne une étape de la Vuelta. Dimanche, Alex Aranburu remporte la Bretagne Classic à Plouay. Deux victoires en deux jours, deux coureurs différents, une seule formation : Cofidis. Le Basque de 30 ans a jailli du groupe de tête dans la côte de Ty-Marrec, à 1,5 kilomètre de l’arrivée, et a filé en solitaire vers la victoire. Son équipe empoche sa 13e victoire de la saison.
L’attaque a pris tout le monde à contre-pied. Dans les derniers hectomètres de cette montée qui précède l’arrivée de Plouay, personne n’a immédiatement réagi quand Aranburu a accéléré. Le Danois Alexander Kamp (Uno-X Mobility) a tenté de revenir, trop tard. L’Italien Alessandro Borgo (Bahrain Victorious) complète le podium.
Pour Aranburu, c’est sa première victoire sur une course World Tour et la 11e de sa carrière. Il succède au Belge Arnaud De Lie, absent cette année, et devient le premier Espagnol à s’imposer sur la Bretagne Classic depuis 1931.
Une chute élimine Magnier à 50 kilomètres de l’arrivée
Paul Magnier ne verra pas la fin de course. Le sprinteur de Soudal Quick-Step, récent vainqueur de la Cyclassics Hambourg et attendu parmi les favoris, a été pris dans une chute collective à 50 kilomètres de l’arrivée[3]. L’impact l’a contraint à l’abandon. La chute a morcelé le peloton et perturbé la poursuite de l’échappée, qui comptait alors encore plusieurs hommes à l’avant.
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La course avait démarré avec cinq coureurs en tête : Sjoerd Bax, Markus Hoelgaard, Alexy Faure Prost, Emil Herzog et Baptiste Veistroffer. L’écart n’a jamais excédé trois minutes. À 100 kilomètres du but, le duo Veistroffer-Herzog est revenu. Le groupe de tête s’est recomposé avec Slock, Hermans et Benjamin Thomas, coéquipier d’Aranburu chez Cofidis.
Les Français dans le coup jusqu’au bout
Dans la montée finale de Ty-Marrec, le peloton a repris l’échappée. Paul Lapeira (Decathlon AG2R La Mondiale) et Benoît Cosnefroy ont tenté leur chance. Treize coureurs se sont détachés. C’est de ce groupe qu’Aranburu a jailli pour aller chercher seul sa victoire.
Côté français, Paul Lapeira a animé les derniers kilomètres avec plusieurs attaques. Il termine sixième. Romain Grégoire (Groupama-FDJ United), champion de France en titre, prend la septième place. Alexandre Delettre (TotalEnergies) est neuvième[2].
228,3 kilomètres de course, sous une météo mitigée avec de la pluie en milieu de parcours. La formation nordiste confirme la dynamique amorcée ces dernières semaines. Deux victoires en 48 heures, ce n’est pas un hasard. C’est le fruit d’un collectif qui roule bien et qui sait saisir les opportunités.
Sources
2 sources · 2 faits vérifiés
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