Lancée à Paris le 28 août 2026, la Geely E2 affiche un tarif de 20 990 euros et s’attaque aux Renault 5 et Citroën ë-C3 avec un coffre avant inédit.
Geely Auto France a dévoilé sa nouvelle citadine électrique au pied de la Tour Eiffel le 28 août 2026. La E2, déjà « citadine électrique la plus vendue au monde » avant même son arrivée en Europe, arrive sur un marché encombré : Renault R5 E-Tech, Citroën ë-C3, Fiat Grande Panda, BYD Dolphin Surf, Volkswagen ID.Polo et Cupra Raval se disputent chaque client. Troisième modèle de la marque en France après le SUV E5, la E2 mise sur des dimensions généreuses (4,13 mètres) et surtout sur un prix agressif pour compenser l’absence d’aides publiques à l’achat.
Le ticket d’entrée s’établit à 20 990 euros pour la finition Pro, équipée d’un moteur de 60 kW (81 ch) et d’une batterie LFP de 35,35 kWh. L’autonomie annoncée atteint 252 kilomètres WLTP. Geely avance un temps de charge rapide de 10 à 80 % en 26 minutes. La formule locative affiche 189 euros par mois sur 48 mois et 40 000 km, après un premier loyer majoré de 2 300 euros. La finition Pro+, motorisée à 85 kW (115 ch) et dotée d’une batterie de 47,14 kWh, porte l’autonomie à 345 kilomètres. Son tarif grimpe à 24 990 euros, soit 259 euros par mois en LLD. La version haut de gamme Max+ reprend le même groupe motopropulseur que la Pro+ mais ajoute plusieurs équipements de confort : peinture bi-ton, hayon électrique, éclairage d’ambiance, caméra 360° avec transparence du châssis, jantes alliage de 16 pouces et système audio à six haut-parleurs. Elle est affichée à 26 990 euros, ou 289 euros mensuels. Geely indique que deux clients sur trois optent pour ce mode de financement sur le marché de l’électrique.
Un équipement de série étendu pour bousculer la concurrence
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La E2 embarque dès la finition d’entrée de gamme un niveau d’équipement inhabituel pour son segment. Rétroviseurs électriques chauffants, vitres et lunette arrière surteintées, caméra de recul, accès et démarrage sans clé, combiné d’instrumentation de 8,8 pouces, système d’infodivertissement de 14,6 pouces avec navigation connectée, 23 systèmes d’aide à la conduite, fonctionnalité V2L et éclairage full LED figurent en série sur toutes les versions. Les finitions intermédiaires et haut de gamme ajoutent volant et sièges avant chauffants. La seule option au catalogue demeure la peinture métallisée, facturée 750 euros (350 euros pour la teinte beige).
Le constructeur chinois ne cache pas son ambition : capter une clientèle séduite par le rapport équipement-prix plus que par le rayon d’action maximal. Face à une Renault 5 E-Tech affichée environ 4 000 euros de plus à équipement comparable, la E2 tente de convaincre les acheteurs urbains que 345 kilomètres suffisent pour un usage quotidien. Le coffre avant de 70 litres constitue une autre singularité : Geely revendique être le seul constructeur à proposer cette solution sur les segments A et B en France.
| Finition | Moteur | Batterie | Autonomie WLTP | Tarif | LLD 48 mois / 40 000 km |
|---|---|---|---|---|---|
| Pro | 60 kW (81 ch) | 35,35 kWh LFP | 252 km | 20 990 € | 189 €/mois (après 1er loyer majoré 2 300 €) |
| Pro+ | 85 kW (115 ch) | 47,14 kWh LFP | 345 km | 24 990 € | 259 €/mois (après 1er loyer majoré 2 300 €) |
| Max+ | 85 kW (115 ch) | 47,14 kWh LFP | 345 km | 26 990 € | 289 €/mois (après 1er loyer majoré 2 300 €) |
Source : Auto Infos
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Privée d’aides publiques, la E2 compense par un positionnement prix serré et une remise de lancement. Geely offre 1 000 euros supplémentaires pour les 1 000 premières précommandes en ligne effectuées avant le 31 août 2026[5]. Cette opération ramène le prix d’entrée à 19 990 euros pour les premiers acheteurs, un niveau proche de celui de la Citroën ë-C3 Urban Range à autonomie réduite. La stratégie de Geely vise les acheteurs rationnels, ceux qui privilégient le coût total de détention sur cinq ans à la performance brute. Le constructeur mise également sur la réputation acquise en Chine, où la E2 s’est imposée face aux modèles locaux.
Le réseau de distribution français reste toutefois limité. Geely Auto France compte sur la montée en puissance de ses points de vente pour accompagner le lancement. Les premiers essais clients ont débuté début août 2026[1], permettant aux prospects de découvrir le coffre avant de 70 litres (particularité rare sur les citadines électriques) et l’habitabilité revendiquée pour cinq passagers. La E2 vise aussi les flottes d’entreprise, avec des loyers mensuels calculés pour rivaliser avec les thermiques équivalentes.
Pourquoi Geely mise sur le rapport équipement-prix
Un pari sur l’usage urbain et l’équipement face aux marques établies
La concurrence ne s’est pas fait attendre. Renault a lancé la R5 E-Tech en début d’année 2026, Stellantis a multiplié les déclinaisons électriques (ë-C3, Grande Panda, e-208, Ypsilon, Corsa), BYD a implanté la Dolphin Surf, et Volkswagen a dévoilé l’ID.Polo aux côtés de la Cupra Raval. Chacun avance ses arguments : autonomie supérieure, réseau de charge étendu, image de marque, SAV installé. Geely répond par un équipement pléthorique : 23 systèmes d’aide à la conduite, navigation connectée, charge rapide et fonction V2L sont inclus dès 20 990 euros. La finition Pro+, motorisée à 85 kW et offrant 345 kilomètres, s’adresse aux clients qui veulent davantage de puissance sans exploser le budget.
Reste à savoir si l’absence d’aides publiques pèsera sur les ventes. Les constructeurs chinois multiplient les offres attractives pour contourner ce handicap. La E2, déjà testée en Espagne et dans plusieurs pays européens[3], bénéficie d’un retour d’expérience qui pourrait rassurer les acheteurs français. Geely affiche une note de sécurité de cinq étoiles Euro NCAP (éligible) et sept airbags de série. La montée en gamme, avec la Max+ à 26 990 euros, permet de capter une clientèle plus exigeante sans sacrifier la compétitivité tarifaire. La nomenclature Pro / Pro+ / Max+ emprunte aux codes des fabricants de smartphones (Apple en tête) pour simplifier le choix.
La E2 ne révolutionne rien techniquement, mais elle condense en un seul modèle les attentes d’un segment en pleine effervescence : prix maîtrisé, équipement dense, autonomie suffisante pour un usage quotidien et quelques escapades le week-end. La présence d’un coffre avant de 70 litres constitue un argument de différenciation face aux rivales qui en sont dépourvues. Le succès commercial dépendra de la capacité de Geely à convaincre que 345 kilomètres valent mieux que 400, et que 20 990 euros bien équipés battent 25 000 euros plus dépouillés. Le lancement à Paris marque en tout cas l’accélération de la marque chinoise en France, après le SUV E5 débarqué en avril 2026. Les premiers retours clients diront si le pari tient la route.
Geely E2 : les trois finitions en détail
- Lancement officiel au pied de la Tour Eiffel le 28 août 2026
- Trois finitions : Pro (20 990 €), Pro+ (24 990 €), Max+ (26 990 €)
- Autonomies de 252 km (Pro) et 345 km (Pro+ / Max+) en cycle WLTP
- Coffre avant de 70 litres, unique sur les citadines électriques en France
- Remise de 1 000 € pour les 1 000 premières précommandes en ligne jusqu'au 31 août 2026
- 23 systèmes d'aide à la conduite, navigation connectée et charge rapide en série
Sources
3 sources · 3 faits vérifiés


