Le mercure pourrait remonter brusquement début septembre à Paris et en Île-de-France. Après une fin août fraîche marquée par les orages du jeudi 27 août, où le thermomètre peinait à dépasser 20 à 21°C à Paris ce samedi 29 août, les modèles météorologiques européens prévoient une remontée d’air chaud pour la première semaine de septembre. Le pic interviendrait vendredi 4 et samedi 5 septembre, avec des températures qui pourraient approcher ou dépasser 30°C dans la capitale. Une nouvelle vague de chaleur, donc, mais parler de canicule reste prématuré.
Dans le Sud-Ouest, les projections sont plus spectaculaires : certains scénarios envisagent plus de 35°C, voire localement près de 40°C. Mais à une semaine d’échéance, les modèles divergent encore beaucoup. Ce qui se confirme, en revanche, c’est la tendance : l’air chaud remonte depuis la péninsule Ibérique à partir du jeudi 3 septembre.
Pour Paris et l’Île-de-France, le signal est moins marqué que dans le Sud. Le modèle européen ECMWF affiche des températures supérieures de 2 à 4°C aux normales de saison sur la moitié nord du pays. À Paris même, les prévisions oscillent : certaines font grimper le mercure légèrement au-dessus de 30°C, d’autres restent en dessous. Autrement dit, une ambiance estivale oui, des températures exceptionnelles non, pas à ce stade.
Des nuits plus longues qui changent la donne
Début septembre, les nuits sont déjà sensiblement plus longues qu’au cœur de l’été. Ce paramètre joue : les températures peuvent redescendre suffisamment la nuit pour ne pas remplir les critères d’une canicule, qui exigent des minimales élevées sur plusieurs jours consécutifs. Météo-Paris estimait ce samedi que la remontée de chaleur pourrait être brève, sans donner de certitude sur sa durée.
La principale inconnue reste justement là : combien de temps durera cet épisode ? Les modèles montrent une poussée chaude autour des 4, 5 et 6 septembre, mais la fiabilité diminue au-delà. À six ou sept jours d’échéance, on peut dégager une tendance, pas encore prévoir précisément les valeurs qui seront relevées.
Un été qui n’en finit pas
Cette possible remontée de chaleur s’inscrit dans un été 2026 hors norme. Paris et l’Île-de-France ont déjà connu plusieurs épisodes caniculaires depuis mai, avec des températures qui ont dépassé 35°C à plusieurs reprises[2]. Le contraste avec la fin août, plus clémente, pourrait donc être saisissant si le scénario chaud se confirme. Mais pour l’instant, prudence : surveiller oui, affirmer qu’une sixième canicule va déferler serait prématuré. Les prochains jours affineront les prévisions.
Sources
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