Le dossier KNDS illustre, chiffres à l’appui, comment Paris et Berlin négocient leur parité industrielle dans l’armement terrestre, à l’heure où les budgets de défense européens s’emballent.
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KNDS, géant franco-allemand de l’armement terrestre
KNDS regroupe Nexter (France) et Krauss-Maffei Wegmann (Allemagne), les deux constructeurs du char Leclerc et du Leopard 2. Créé en 2015, le groupe produit également le char franco-allemand MGCS, programme au cÅ“ur des tensions capacitaires entre Paris et Berlin. Toute introduction en Bourse de cette structure soulève des questions de gouvernance, de valorisation et d’équilibre capitalistique entre les deux États actionnaires.
L’architecture retenue pour une éventuelle cotisation refléterait nécessairement le rapport de force industriel et politique entre les deux pays : qui contrôle le flottant, qui détient les droits de vote, quel État conserve un droit de regard sur les cessions d’actifs stratégiques. Ces paramètres sont au cÅ“ur de toute négociation franco-allemande dans le secteur de la défense.
Un contexte budgétaire qui accélère les arbitrages
L’Allemagne prévoit de consacrer plus de 108 milliards d’euros à sa défense en 2026, budget ordinaire et fonds spécial de la Bundeswehr cumulés. La France, selon la trajectoire de l’actualisation de la LPM 2024-2030, vise 76,3 milliards d’euros en 2030. L’écart creuse la question de qui pèse davantage dans les structures industrielles communes.
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