La Floride demande à un tribunal d’imposer de fortes restrictions à OpenAI, jusqu’à empêcher le développement de nouveaux modèles sans garanties de sécurité validées par des tiers. Il s’agit d’une demande judiciaire américaine, pas d’une décision applicable en France.
La procédure a été relancée le 28 septembre 2026 par le procureur général de Floride, James Uthmeier. Elle intervient dans le cadre d’un litige engagé contre OpenAI et Sam Altman. Pour les utilisateurs français de ChatGPT, aucune interdiction ni suspension du service en France ne découle à ce stade de cette affaire américaine.
- La Floride demande au tribunal des restrictions sur OpenAI, mais cette procédure américaine n'affecte pas les utilisateurs français.
- OpenAI a déjà suspendu volontairement certains travaux avancés pour renforcer la sécurité de ses modèles.
- En France, le cadre juridique applicable est le règlement européen sur l'IA, pas les décisions judiciaires américaines.
La Floride demande une injonction, le tribunal n’a pas encore tranché
Le point essentiel est juridique : la Floride demande une injonction temporaire. Les restrictions réclamées ne doivent donc pas être présentées comme des mesures déjà ordonnées par la justice.
La requête vise notamment à empêcher OpenAI de développer de nouveaux modèles sans dispositifs de sécurité approuvés par des tiers. La Floride demande également des restrictions concernant l’accès des mineurs à ChatGPT, certaines caractéristiques donnant au chatbot une apparence humaine et la présentation du service comme sûr ou fiable.
Cette demande s’inscrit dans une procédure engagée par les autorités de Floride contre plusieurs entités d’OpenAI et Sam Altman. Le dossier a notamment été porté devant le tribunal fédéral du district sud de Floride au cours de l’été 2026.
La Floride demande une injonction, le tribunal n'a pas encore tranchéLe point essentiel est juridique : la Floride demande une injonction temporaire.
OpenAI a déjà suspendu une partie de ses travaux les plus avancés

Cette offensive judiciaire intervient alors qu’OpenAI a lui-même annoncé des mesures de précaution. Dans un rapport officiel consacré à un incident survenu pendant l’entraînement d’un modèle, l’entreprise indique que l’entraînement, l’évaluation et l’utilisation d’outils avec ses modèles les plus capables restent suspendus pendant la validation de nouvelles protections.
OpenAI avait déjà expliqué en août avoir ralenti certains travaux sur ses modèles avancés afin de renforcer la surveillance, l’alignement et l’isolation de ses environnements de recherche. L’entreprise détaille cette démarche dans sa publication sur la sécurité des modèles disposant de capacités cyber avancées.
Cette suspension décidée par l’entreprise ne doit pas être confondue avec la demande de la Floride : la première relève actuellement des mesures internes d’OpenAI, tandis que la seconde nécessite une décision judiciaire pour produire les effets réclamés.
En France, c’est le règlement européen sur l’IA qui fixe le cadre
La procédure engagée en Floride ne crée aucune nouvelle interdiction en France. Pour les utilisateurs et entreprises français, le cadre juridique pertinent est notamment celui du règlement européen sur l’intelligence artificielle, dit AI Act.
Les règles concernant les fournisseurs de modèles d’IA à usage général s’appliquent dans l’Union européenne depuis 2025. D’autres obligations, notamment en matière de transparence, sont entrées en application en 2026. La CNIL détaille le calendrier d’application du règlement européen sur l’IA, tandis que le texte officiel du règlement européen 2024/1689 est accessible sur EUR-Lex.
À ce jour, la demande déposée en Floride ne nécessite donc aucune démarche particulière pour les utilisateurs français de ChatGPT. Son importance dépendra d’abord de la décision du tribunal américain et, le cas échéant, de la portée exacte d’une éventuelle injonction. En France, les obligations applicables restent celles prévues par le droit français et européen.
Questions fréquentes

Cette demande de la Floride s'applique-t-elle directement aux utilisateurs français de ChatGPT ?
Non. Il s’agit d’une demande judiciaire américaine. En France, le cadre juridique pertinent est le règlement européen sur l’intelligence artificielle (AI Act), pas les procédures judiciaires de Floride. À ce jour, aucune interdiction ni suspension du service en France ne découle de cette affaire américaine.
Qu'a décidé OpenAI face à cette demande de la Floride ?
OpenAI a pris des mesures internes autonomes avant la demande de la Floride : l’entreprise a suspendu l’entraînement, l’évaluation et l’utilisation d’outils avec ses modèles les plus capables en attente de nouvelles protections. Ces mesures relèvent de la responsabilité d’OpenAI elle-même et ne doivent pas être confondues avec les restrictions que le tribunal américain devrait décider.
Quelles étaient les restrictions exactes demandées par la Floride ?
La Floride demande notamment d’empêcher OpenAI de développer de nouveaux modèles sans dispositifs de sécurité approuvés par des tiers, d’imposer des restrictions concernant l’accès des mineurs à ChatGPT, certaines caractéristiques donnant au chatbot une apparence humaine, et la présentation du service comme sûr ou fiable.

