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Durant des heures, cette baleine est restée auprès de son petit mort : un comportement rare qui intrigue

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Au large de l’Australie, une femelle baleine à bosse a été observée restant auprès de son baleineau mort, vraisemblablement né sans vie. Son comportement, suivi pendant plusieurs heures et peut-être durant plusieurs jours, offre aux chercheurs un aperçu exceptionnel des réactions des grandes baleines face à la mort.

Cette scène ne suffit pas à prouver que l’animal éprouvait un deuil comparable à celui des humains. Elle révèle néanmoins une attention persistante envers le petit, compatible avec un puissant attachement maternel.

En 30 secondes
  • Une baleine à bosse a été observée restant plusieurs heures auprès de son baleineau mort-né en Australie.
  • Ce comportement est rarissime chez les baleines à fanons, contrairement aux cétacés à dents comme les dauphins.
  • Les chercheurs restent prudents : l'observation suggère un attachement maternel fort, sans prouver un deuil comparable aux humains.

Une mère constamment placée près de son baleineau

La rencontre s’est produite en 2025 au large du sud de la Gold Coast, sur la côte orientale australienne. La femelle était accompagnée d’une autre baleine lorsqu’elle a été repérée avec un baleineau présumé mort-né.

Au lieu de s’éloigner, la mère est demeurée à proximité immédiate du corps pendant plusieurs heures. Elle se positionnait à ses côtés et semblait maintenir un contact visuel. Les chercheurs estiment qu’elle pourrait avoir poursuivi cette présence pendant plusieurs jours, sans pouvoir l’affirmer avec certitude.

Ces gestes évoquent des comportements de soin ou de protection, alors même que le baleineau ne pouvait plus y répondre. C’est cette persistance qui rend l’observation particulièrement précieuse.

Elle se positionnait à ses côtés et semblait maintenir un contact visuel.

Un comportement rarement décrit chez les baleines à fanons

Une baleine à bosse plonge dans l'océan.
Les baleines à fanons adoptent rarement des comportements de deuil envers leurs petits décédés. — Photo : John Cronin / Pexels

Les réactions envers un congénère mort sont davantage documentées chez les cétacés à dents, un groupe qui comprend notamment les dauphins et les orques. Des mères ont par exemple été vues transportant ou maintenant leur petit mort à la surface.

Chez les baleines à fanons, dont fait partie la baleine à bosse, les témoignages scientifiques restent beaucoup plus rares. Dans le cas australien, la mère n’a pas été observée en train de soulever le corps. Elle lui a plutôt accordé une attention prolongée sous la surface.

L’étude présente cet épisode comme la première documentation de ce type chez une baleine à bosse accompagnant un petit mort-né. Elle a été menée par des chercheurs de l’université Griffith et de la Sea World Foundation, puis publiée dans la revue Discover Animals.

Peut-on réellement parler de deuil animal ?

Les attitudes observées sont compatibles avec une forte relation maternelle et ressemblent à des réactions déjà relevées chez d’autres mammifères socialement complexes. Elles ne permettent toutefois pas de connaître directement l’état émotionnel de la baleine.

Les scientifiques restent donc prudents : le mot « deuil » constitue ici une hypothèse d’interprétation, et non la démonstration d’un sentiment identique à celui vécu par une personne. Plusieurs explications peuvent être étudiées, notamment la poursuite de gestes maternels après la mort ou une difficulté à interrompre le lien avec le nouveau-né.

Ce cas soulève néanmoins plusieurs questions :

    • comment les grandes baleines réagissent-elles à la disparition d’un petit ?
    • combien de temps ces conduites peuvent-elles durer ?
    • que révèlent-elles sur leurs capacités cognitives et émotionnelles ?

Pourquoi chaque observation compte

Chercheur observant un échantillon au microscope en laboratoire
L'étude minutieuse des spécimens en laboratoire permet aux scientifiques de mieux comprendre les comportements et la biologie des cétacés. — Photo : Satheesh Sankaran / Pexels

La mort d’un baleineau survient loin des côtes et passe généralement inaperçue. La rareté des rencontres empêche donc les chercheurs de savoir si ce comportement est exceptionnel ou simplement très difficile à observer.

Documenter méthodiquement de nouvelles scènes permettrait de comparer les réactions selon les individus et les espèces. Ces données pourraient améliorer la compréhension des liens sociaux, des émotions et du rapport à la mort chez les grands cétacés.

À retenir : cette observation ne prouve pas définitivement que les baleines à bosse vivent un deuil au sens humain. Elle montre toutefois qu’une mère peut rester longuement attentive à son petit décédé. Le point essentiel consiste donc à éviter les conclusions anthropomorphiques tout en poursuivant l’étude de ces comportements rares.

Questions fréquentes

Pourquoi cette observation est-elle exceptionnelle chez les baleines à bosse ?

Les réactions envers un congénère mort sont bien documentées chez les cétacés à dents comme les dauphins et les orques, mais restent très rares chez les baleines à fanons. Cette scène représente la première documentation d’une baleine à bosse accompagnant un petit mort-né avec une attention prolongée sous la surface.

Peut-on affirmer que la baleine éprouvait du deuil ?

Non. Les attitudes observées ressemblent à des réactions documentées chez d’autres mammifères socialement complexes et sont compatibles avec une forte relation maternelle, mais elles ne révèlent pas directement l’état émotionnel de l’animal. Le mot « deuil » constitue une hypothèse d’interprétation, pas une démonstration d’un sentiment identique à celui des humains.

Pourquoi les chercheurs considèrent-ils qu'il faut continuer à observer ces comportements ?

La mort d’un baleineau survient généralement loin des côtes et passe inaperçue, ce qui empêche de savoir si ce comportement est exceptionnel ou simplement très difficile à observer. Documenter méthodiquement de nouvelles scènes pourrait améliorer la compréhension des liens sociaux, des émotions et du rapport à la mort chez les grands cétacés.

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Antoine Rives
Antoine Rives
Antoine Rives scrute tout ce qui pèse ou allège le budget des ménages français. Prix des courses, énergie, carburant, banque, assurances, abonnements, salaires, impôts et taxes : il part toujours d'un fait daté et chiffré pour dire qui est concerné, de combien et ce qu'on peut concrètement faire — économiser, changer, réclamer. Direct et sans jargon, il remet les montants en perspective à partir de sources françaises.