Un béton capable de résister davantage tout en absorbant du dioxyde de carbone : c’est le résultat obtenu par une équipe de recherche en Inde avec un mélange de zéolithe et de charbon de bambou. Les essais ont été réalisés en laboratoire ; ils ne permettent pas encore de savoir ce que ce matériau apporterait sur un chantier.
- Des chercheurs indiens ont créé un béton contenant de la zéolithe et du biochar de bambou.
- Ce béton est 7,48 % plus résistant à la compression et capte 1,2 gramme de CO₂ par jour en laboratoire.
- Les résultats restent prometteurs mais nécessitent des essais en conditions réelles avant utilisation.
Deux ingrédients ajoutés au béton
La zéolithe est un minéral poreux. Le biochar de bambou est un matériau riche en carbone obtenu à partir de cette plante. Les chercheurs ont testé plusieurs dosages en remplaçant une partie des granulats fins par de la zéolithe et une petite part du ciment par du biochar.
Le mélange qui a donné les meilleurs résultats contenait 50 % de zéolithe à la place des granulats fins et 1 % de biochar de bambou à la place du ciment. Ces proportions concernent chacune un composant différent du béton : elles ne décrivent pas la composition totale du matériau.
Placée dans une chambre d'essai destinée à mesurer la carbonatation, la formule a capté 1,2 gramme de CO₂ par jour.
Plus résistant, mais dans des conditions contrôlées
Par rapport au béton de référence testé, cette formule présente une résistance à la compression supérieure de 7,48 % et une résistance à la traction par fendage supérieure de 15 %. Les chercheurs ont également examiné d’autres propriétés, dont l’absorption d’eau et la résistance aux chocs.
Placée dans une chambre d’essai destinée à mesurer la carbonatation, la formule a capté 1,2 gramme de CO₂ par jour. Après sept jours, le gaz avait pénétré sur 15 millimètres dans le matériau. Cette mesure ne correspond pas à une quantité que l’on pourrait attendre chaque jour d’un mur ou d’une route en plein air.
Ce qu’il reste à établir avant une utilisation
L’intérêt de ce béton dépendra de sa capacité à conserver sa résistance dans le temps et à continuer de capter du CO₂ hors du laboratoire. Les chercheurs prévoient de prolonger les essais et d’étudier d’autres formulations.
À retenir : ce mélange donne des résultats prometteurs en laboratoire, mais il est trop tôt pour le présenter comme une solution prête à réduire l’empreinte carbone des constructions en France.
Questions fréquentes
Quels matériaux ont été ajoutés au béton pour améliorer ses performances ?
La zéolithe, un minéral poreux, a remplacé 50 % des granulats fins. Le biochar de bambou, riche en carbone, a remplacé 1 % du ciment. Ces deux ingrédients ont été testés à plusieurs dosages.
Pourquoi la capture de CO₂ en laboratoire ne garantit pas les mêmes résultats en plein air ?
La mesure de 1,2 gramme par jour a été effectuée dans une chambre d’essai contrôlée destinée à mesurer la carbonatation. Cette mesure ne correspond pas à une quantité que l’on pourrait attendre chaque jour d’un mur ou d’une route en plein air, selon l’article.
Quels défis restent à relever avant une application commerciale ?
Il faut établir si le béton conservera sa résistance dans le temps et continuera de capter du CO₂ en conditions réelles. Les chercheurs prévoient de prolonger les essais et d’étudier d’autres formulations.

