Une voiture équipée d’un dispositif comma.ai a percuté un véhicule de secours arrêté. Cet accident fait partie des cinq collisions examinées par les autorités américaines, dont deux mortelles, ayant causé trois décès. L’enquête cherche à établir comment cette assistance à la conduite réagit lorsqu’un obstacle se trouve sur sa trajectoire.
- La NHTSA enquête sur cinq collisions impliquant des voitures équipées de comma.ai, dont trois mortelles.
- Le système comma.ai s'ajoute à des voitures existantes et n'assure pas l'autonomie complète du véhicule.
- Les enquêteurs examinent la capacité du dispositif à détecter et éviter les véhicules arrêtés ou lents.
Un équipement ajouté après l’achat de la voiture
Comma.ai propose un appareil qui s’installe dans des voitures compatibles et fonctionne avec openpilot, son logiciel d’assistance à la conduite. Le système peut intervenir sur la vitesse et le maintien dans la voie. Il ne rend pas la voiture autonome : le conducteur doit continuer à surveiller la route et pouvoir reprendre la main.
C’est la particularité de cette affaire. L’équipement et son logiciel sont ajoutés à un véhicule existant, au lieu d’être intégrés par son constructeur.
L'équipement et son logiciel sont ajoutés à un véhicule existant, au lieu d'être intégrés par son constructeur.
Des véhicules arrêtés ou roulant lentement en cause
Le bureau chargé des enquêtes sur les défauts automobiles au sein de la NHTSA, l’autorité américaine de sécurité routière, a recensé cinq cas où des voitures utilisant un dispositif comma.ai auraient heurté un véhicule arrêté ou avançant lentement dans la même voie. Dans au moins deux cas, la voiture équipée de l’assistance a percuté un véhicule à l’arrêt. L’un des véhicules touchés appartenait aux secours.
Les enquêteurs vont examiner la capacité du système à détecter un danger dans la voie et à y réagir. À ce stade, l’ouverture de l’enquête ne démontre pas que l’assistance a causé chacune des collisions.
La version du logiciel compte aussi
La NHTSA veut déterminer quelle version du logiciel était utilisée lors de chaque accident. Au moins deux des cinq voitures concernées fonctionnaient avec des variantes modifiées d’openpilot. L’une des collisions mortelles impliquait FrogPilot, une version dérivée.
Cette distinction est essentielle pour comprendre les faits : un même appareil peut fonctionner avec différents logiciels, dont le comportement doit être étudié séparément. À retenir : une assistance à la conduite exige une surveillance constante, particulièrement à l’approche d’un véhicule immobile ou d’une intervention des secours.
Questions fréquentes
Pourquoi la NHTSA s'intéresse-t-elle aux versions modifiées du logiciel openpilot ?
Parce que les enquêteurs ont découvert que au moins deux des cinq véhicules impliqués fonctionnaient avec des variantes modifiées d’openpilot, dont FrogPilot. Un même appareil pouvant fonctionner avec différents logiciels, le comportement de chacun doit être étudié séparément pour comprendre les causes des collisions.
Comma.ai rend-il les voitures entièrement autonomes ?
Non. Le système peut intervenir sur la vitesse et le maintien dans la voie, mais le conducteur doit continuer à surveiller la route et pouvoir reprendre la main à tout moment.
Quel type de véhicule a été percuté dans ces accidents ?
Les cinq cas examinés impliquent des collisions avec des véhicules arrêtés ou avançant lentement dans la même voie. Au moins deux voitures équipées de l’assistance ont percuté un véhicule à l’arrêt, et l’un d’eux appartenait aux secours.

