Thales Alenia Space a annoncé fin juin 2026 la signature d’un contrat avec l’opérateur qatari Es’hailSat pour la réalisation d’un satellite de télécommunications.
Le marché des satellites géostationnaires reste sous tension. Les opérateurs régionaux cherchent à renforcer leurs capacités propres, et les industriels européens se positionnent sur chaque appel d’offres. C’est dans ce contexte que Thales Alenia Space, dont le siège est établi à Cannes, a signé avec Es’hailSat ce nouveau contrat de construction.
Es’hailSat confie la maîtrise d’Å“uvre à Thales Alenia Space
Es’hailSat est l’opérateur satellitaire national du Qatar. Le contrat annoncé le 30 juin 2026 porte sur la fabrication d’un satellite de télécommunications, selon les informations relayées par Reuters. Les détails techniques, le montant du contrat et le calendrier de livraison n’ont pas été communiqués dans les informations disponibles à ce stade.
Thales Alenia Space, co-entreprise entre Thales (67 %) et Leonardo (33 %), est présidée par Massimo Claudio Comparini au conseil de surveillance. La société a été créée en 2001 et demeure l’un des acteurs de référence sur le segment des satellites géostationnaires de télécommunications. Son catalogue couvre trois grandes familles de plateformes : le Spacebus B2, adapté aux opérateurs régionaux ; le Spacebus NEO, orienté très haut débit ; et le Space INSPIRE, satellite entièrement numérisé et reconfigurable en orbite.[3]
Une activité commerciale soutenue en 2026
Ce contrat avec Es’hailSat s’inscrit dans une séquence commerciale dense pour le constructeur cannois. En juin 2026, Thales Alenia Space a également été désigné maître d’Å“uvre pour deux satellites Copernicus Sentinel-1 NG commandés par l’Agence spatiale européenne.[2] Deux contrats signés à quelques semaines d’intervalle, qui illustrent la double activité du groupe : les programmes institutionnels européens d’un côté, les opérateurs commerciaux et gouvernementaux du Moyen-Orient de l’autre.
La demande en systèmes de télécommunications spatiales à usage gouvernemental et de défense progresse sur l’ensemble des marchés, y compris dans les pays du Golfe. Thales Alenia Space met en avant son expertise dans les systèmes « milsatcom », avec des charges utiles dont la conception est sécurisée de bout en bout, depuis la conception jusqu’à la fabrication, réalisée en Europe.[3]
Pourquoi ce contrat compte pour Thales Alenia Space
Le Moyen-Orient, un marché que l’industrie spatiale européenne surveille
Pour Thales Alenia Space, décrocher un contrat auprès d’Es’hailSat représente un ancrage supplémentaire dans une région où plusieurs opérateurs nationaux investissent dans leurs propres capacités orbitales. Le Qatar, via Es’hailSat, opère déjà des satellites géostationnaires couvrant le Moyen-Orient, l’Afrique du Nord et l’Europe. Renforcer cette flotte avec un nouvel appareil conforte la dépendance de l’opérateur vis-à -vis d’un constructeur européen, au détriment potentiel des concurrents américains ou asiatiques.
Le programme IRIS², système de connectivité européen souverain porté par le consortium SpaceRise (SES, Eutelsat, Hispasat), figure également parmi les contrats récents de Thales Alenia Space, qui a été sélectionné pour la phase initiale de conception et de sécurisation des charges utiles.
Contrat Es'hailSat : ce que l'on retient
- Contrat signé entre Thales Alenia Space et Es'hailSat le 30 juin 2026
- Es'hailSat est l'opérateur satellitaire national du Qatar
- Thales Alenia Space est une co-entreprise Thales (67 %) et Leonardo (33 %), dont le siège est à Cannes
- Thales Alenia Space a également été désigné maître d'œuvre pour deux satellites Copernicus Sentinel-1 NG en juin 2026
Sources
2 sources · 3 faits sourcés
